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Négation du droit d’Israël à exister

Une fiche de lecture pour identifier le mécanisme, vérifier sa frontière et répondre sans automatisme.

Définition

Nier le droit d’Israël à exister recouvre trois propositions : nier qu’Israël soit un État, appeler à sa disparition sans préserver une vie politique collective juive dans une architecture commune égalitaire, ou refuser aux Juifs toute forme d’autodétermination politique. Contester ses frontières, son gouvernement, son caractère constitutionnel ou sa souveraineté sur un territoire occupé relève d’autres propositions, qui s’examinent séparément.

Ces propositions sont souvent fondues dans une formule unique. Il faut les séparer. Israël existe comme État et est membre de l’ONU depuis 1949. Ses frontières, elles, ont une histoire disputée ; la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le Golan ne deviennent pas israéliens parce qu’un gouvernement les revendique. Son régime constitutionnel peut être critiqué ou transformé. Ses habitants conservent, quel que soit ce régime, des droits individuels et collectifs. Un État, un territoire, une constitution et une population ne sont pas quatre noms pour la même chose.

La formule « droit à exister » est politique plus que technique. Le droit international parle de personnalité étatique, de souveraineté, d’intégrité territoriale, d’interdiction de la force et d’autodétermination des peuples. Il ne donne pas à une forme constitutionnelle le droit individuel à la vie. Cette précision n’autorise pas à traiter la disparition d’un État existant comme une simple correction de vocabulaire. Elle oblige à demander ce qui disparaît, par quels moyens et ce qui arrive aux personnes et aux collectivités politiques qui y vivent.

Quatre sous-types doivent donc rester distincts : dire qu’Israël n’est pas un pays ; appeler à sa dissolution ; refuser aux Juifs toute autodétermination ou continuité politique collective ; appeler à leur expulsion, leur subordination ou leur destruction. Une phrase peut établir le deuxième sans établir le quatrième. Ajouter l’expulsion parce qu’on la soupçonne reviendrait à faire dire à la pièce ce qu’elle ne dit pas. La nier lorsqu’elle est écrite serait tout aussi faux.

Cette méthode protège aussi les projets communs. Un État binational, une fédération ou une confédération ne nient pas nécessairement la vie collective juive. Tout dépend des institutions proposées : citoyenneté, sécurité, langues, droits nationaux, résidence, représentation, pouvoir constituant. Changer la forme de l’État peut abolir une domination ou en préparer une autre. Un modèle constitutionnel se juge sur les garanties qu’il écrit, pas sur le nom qu’il porte.

Le classement porte sur ce qu’un énoncé communique et sur la proposition qu’il tient, pas sur l’intention de qui le prononce. Constater qu’un énoncé relève de ce concept et conclure à l’antisémitisme sont deux résultats distincts, conservés séparément : le second demande des propositions supplémentaires, nommées et établies.

La frontière

Les cas réels sont plus utiles que les slogans reconstruits pour les besoins d’une démonstration.

Proposition documentéeClassement et limite
Le Comité Action Palestine écrit en août 2025 qu’Israël « disparaîtra », puis en septembre qu’il n’y aura pas d’État israélien en Palestine.La disparition ou dissolution de l’État est explicite. Le sort de ses habitants ne l’est pas : aucune expulsion ne peut être ajoutée par déduction.
Dans son document de 2017, le Hamas refuse toute alternative à la libération complète de la Palestine du fleuve à la mer et ne reconnaît pas Israël, tout en acceptant un État sur les lignes de 1967 comme formule de consensus.Le refus de la continuité étatique d’Israël est établi dans ce co-texte. L’expulsion des Juifs ne l’est pas par cette seule proposition.
Dans la séquence « Les 4V » de Télématin sur France 2, enregistrement mis en ligne le 29 avril 2024, Rima Hassan déclare ne pas remettre en cause l’existence d’Israël et explique le slogan par l’égalité des droits pour Israéliens et Palestiniens entre le Jourdain et la mer.Cette occurrence ne peut pas être classée comme appel à la disparition d’Israël. On peut discuter la faisabilité ou la cohérence du projet ; le co-texte fourni contredit le classement automatique.
A Land for All propose deux États souverains, deux autodéterminations, la liberté de résidence et des institutions communes paritaires.Le projet transforme frontières et souverainetés sans supprimer la continuité politique juive ou palestinienne. C’est un contre-exemple réel.
One Democratic State Campaign propose un État commun avec égalité et protection constitutionnelle des droits collectifs nationaux, ethniques et religieux des Palestiniens et des Juifs israéliens.L’État actuel serait remplacé, mais la vie collective juive est explicitement préservée. Le changement constitutionnel ne suffit donc pas au classement.

Le premier cas oblige à ne pas adoucir. « Disparaîtra » n’est ni une critique du gouvernement ni une revendication frontalière. La disparition de l’État est le contenu de la phrase. Mais cette rigueur vaut dans les deux sens : la phrase ne dit pas encore si les habitants seraient citoyens d’un État commun, déplacés, expulsés ou attaqués. Une qualification exacte peut rester grave sans devenir omnisciente.

Le troisième cas protège le travail contre la lecture automatique des slogans. Il ne certifie pas la justesse de chaque propos de Rima Hassan et ne fixe pas le sens universel de la formule. Il établit quelque chose de beaucoup plus borné : dans cette occurrence, une locutrice donne une explication égalitaire et nie explicitement vouloir supprimer l’existence d’Israël. Classer malgré ce co-texte reviendrait à substituer un sens attribué au slogan à la proposition qu’elle tient.

Les deux derniers cas montrent enfin pourquoi « un État » n’est pas une réponse suffisante. La règle tient en trois états, et un seul classe. Un projet qui refuse activement aux Juifs toute langue, toute représentation ou toute continuité politique collective est classé. Un projet qui protège explicitement l’égalité et la continuité collective des deux peuples est exclu, quel que soit le nom du modèle. Un projet qui se tait sur l’architecture de remplacement reste indéterminé, et l’indétermination ne devient jamais un classement par défaut. A Land for All, One Democratic State Campaign, PA-IL et Israeli Palestinian Confederation relèvent du deuxième état : ils écrivent des droits collectifs pour les deux peuples.

Un slogan, une carte, des guillemets autour d’Israël, le mot « entité », l’antisionisme ou le droit au retour ne suffisent jamais seuls.

Dans notre corpus

Corpus en consolidation

Le corpus français illustre déjà trois niveaux distincts.

Le premier est l’appel institutionnel à la disparition de l’État. Les deux textes du Comité Action Palestine de 2025 sont explicites et attribuables. Ils constituent des appels à la disparition de l’État, sans établir une expulsion absente des passages.

Le deuxième porte sur les droits collectifs et la résidence. En 2013, le même site introduit et endosse une traduction d’un texte d’Ibrahim Alloush. Celui-ci refuse un État commun où Arabes et Juifs partageraient le pouvoir, nie aux Juifs arrivés avec le projet sioniste le droit de s’installer et présente la cohabitation comme un renoncement à une Palestine arabe. L’attribution compte : Ibrahim Alloush est l’auteur, MR pour ISM la traduction, le Comité Action Palestine le relais qui l’endosse. Le refus du partage politique et l’exclusion résidentielle sont établis pour cette occurrence. Ils ne deviennent pas la pensée de chaque personne liée au site.

Le troisième reste ambigu. En 2020, une page demande « une terre sans sionistes de la mer au Jourdain ». Le mot vise une affiliation politique, pas nécessairement les Juifs ni tous les habitants israéliens. Sans proposition sur la citoyenneté, la résidence, les droits collectifs et la sécurité, choisir le sort des personnes à la place du texte serait un faux positif.

La même règle vaut pour les symboles recensés dans la veille. Remplacer Israël par la Palestine sur une carte peut nier l’État, représenter un territoire historique, revendiquer un État commun ou illustrer une annexion redoutée. Les guillemets peuvent délégitimer, citer ou marquer une distance avec un gouvernement. « Entité sioniste » peut refuser le mot État ou reproduire une expression attribuée. Une correspondance visuelle ou lexicale ne résout ni la portée ni le programme.

Chaque occurrence doit donc répondre à des questions concrètes : quel statut étatique est visé ? Quels droits politiques collectifs sont garantis aux Juifs et aux Palestiniens ? Qui peut rester, revenir, circuler et devenir citoyen ? Quelle sécurité est promise ? Y a-t-il déplacement, expulsion, subordination ou violence ? Qui est l’auteur, qui traduit, qui relaie, qui endosse ?

Ces réponses déterminent la portée du discours et le programme qu’il défend.

Généalogie

Le sionisme a toujours rencontré plusieurs oppositions. Certaines refusaient tout nationalisme. D’autres venaient de Juifs assimilationnistes, religieux ou bundistes qui imaginaient l’émancipation ailleurs que dans un État. D’autres encore défendaient les droits des Arabes palestiniens contre un projet de dépossession. L’antisionisme n’a donc ni une origine unique ni un contenu automatique.

Après 1948, la question change. Israël n’est plus seulement un projet idéologique : c’est un État, une société, des institutions, des citoyens et des réfugiés produits aussi par sa fondation. Le refuser peut viser des frontières, un régime de privilège, la définition nationale de l’État ou l’existence étatique elle-même. Le même mot antisionisme couvre ces objets différents. Il faut les déplier.

Le slogan « du fleuve à la mer » condense cette histoire au point de souvent la rendre illisible. Son origine exacte n’est pas établie. L’enquête d’Elliott Colla ne retrouve pas la formule exacte dans les chartes palestiniennes de 1964 et 1968, la charte du Hamas de 1988 ou la presse révolutionnaire des années 1960 et 1970. Il documente des variantes arabes pendant la première Intifada et une rime anglaise circulant au moins depuis les années 1990. Maha Nassar rattache la revendication territoriale au projet d’État laïc et démocratique développé après 1967, sans fournir une première occurrence datée de la rime.

En français, un jalon précède la formule moderne. En février 1969, Le Monde rapporte le projet de Yasser Arafat d’une « Palestine laïque et démocratique allant de la Méditerranée au Jourdain ». C’est une description territoriale et constitutionnelle, pas la preuve d’une origine exacte du slogan. Affirmer qu’une organisation l’aurait inventé avec un sens unique donne une généalogie rassurante que les archives consultées ne confirment pas.

Les usages ultérieurs sont incompatibles entre eux. La plateforme du Likoud de 1977 revendique la souveraineté israélienne entre la mer et le Jourdain. Le Hamas inscrit en 2017 la libération de toute la Palestine dans un texte qui refuse de reconnaître Israël. Des militants français parlent, eux, d’égalité sur tout le territoire. Une géographie identique peut porter souveraineté exclusive, disparition d’un État ou égalité commune. Le co-texte détermine la proposition effectivement tenue.

Ce que ce récit fait

Dans sa forme la plus simple, le récit retire à Israël toute réalité politique. « Faux pays », « entité » ou guillemets ne discutent plus la conduite d’un État ; ils le présentent comme une fraude dont les citoyens ne seraient que figurants. Une société entière devient provisoire, comme si huit décennies d’histoire pouvaient être rangées dans la note de bas de page d’une idéologie.

Il peut ensuite retirer aux Juifs ce qu’il reconnaît aux autres : non pas un droit à dominer, à annexer ou à expulser, mais la possibilité d’une langue, d’une mémoire, d’institutions, d’une sécurité et d’une décision politique collectives. L’égalité individuelle annoncée ne suffit pas toujours. Une majorité peut offrir les mêmes bulletins de vote à tous tout en refusant à une minorité les conditions réelles de sa continuité.

Le récit peut enfin organiser un monde manichéen. Israël devient l’intrus dont la disparition résoudrait le conflit, parfois la région, parfois davantage. Les nationalismes arabes, le Hamas, les puissances régionales, les divisions palestiniennes, les choix des gouvernements et les rapports de classe perdent leur agence. Tout commence avec un seul acteur et finirait avec lui. La carte a l’élégance des explications totales : elle supprime ce qu’elle ne sait pas expliquer.

Dans ce cas, il faut examiner la culpabilité exclusive et le mal absolu, notamment la vieille figure du diable auquel tous les désordres remontent. Il faut aussi examiner séparément analogie nazie, conspiration, colonialisme ou appel à la violence lorsque leurs propositions apparaissent. Aucun de ces concepts n’est contenu dans la négation étatique. Un récit peut les combiner, et chacun doit alors être établi par sa propre proposition.

Cette règle protège également les Palestiniens. Présenter un futur commun comme nécessairement voué au massacre rend toute égalité inimaginable et transforme les droits palestiniens en menace par nature. Refuser la disparition d’une vie collective juive ne commande ni l’annexion, ni la suprématie, ni le statu quo. Deux peuples peuvent avoir des droits sur la même terre sans que l’un soit la permission accordée par l’autre.

Comment répondre

La mauvaise réponse consiste à dire que toute critique du sionisme veut jeter les Juifs à la mer. Elle est fausse, elle dispense de lire et elle transforme les Palestiniens en suspects avant leur première phrase. Une autre mauvaise réponse consiste à traiter l’existence d’Israël comme un détail administratif, comme si dissoudre un État n’engageait ni pouvoir, ni sécurité, ni continuité collective.

La réponse utile commence par demander : que proposez-vous le lendemain ? Qui vote ? Qui peut rester ? Qui peut revenir ? Quelles langues, quelles institutions et quelles autonomies sont garanties ? Comment les minorités empêchent-elles la majorité de les subordonner ? Qui contrôle les armes et protège les civils ? La politique recommence lorsque le slogan doit répondre de ses institutions.

On peut ensuite appliquer quatre tests :

  1. La phrase vise-t-elle le gouvernement, des frontières, le régime constitutionnel ou l’État dans toute existence possible ?
  2. Une architecture de remplacement est-elle décrite, et protège-t-elle les droits individuels et collectifs des deux peuples ?
  3. La disparition de l’État est-elle transformée sans preuve en expulsion ou, inversement, l’expulsion est-elle dissimulée sous le mot décolonisation ?
  4. Le même programme serait-il jugé acceptable s’il privait les Palestiniens de toute continuité nationale, linguistique et politique ?

Ces questions n’imposent pas la solution à deux États. Elles n’interdisent ni fédération, ni confédération, ni État commun. Elles exigent seulement qu’un projet d’émancipation dise comment il évite de fabriquer une nouvelle minorité tolérée. Une constitution n’est pas juste parce qu’elle a aboli l’ancienne ; elle l’est si personne n’y devient l’invité révocable de l’autre.

On peut vouloir la fin d’un régime de domination sans vouloir la fin d’un peuple ; on peut aussi prononcer le premier pour rendre le second présentable.

Sources et crédit

Concepts liés

Ces relations indiquent où poursuivre la lecture. Elles ne produisent aucun héritage automatique.

Sources juridiques et historiques

Histoire du slogan et programmes politiques

Cas français

Cadres de définition cités en comparaison

Ces deux textes sont cités comme points de comparaison, non comme arbitres. Leur ligne directrice 10 range parmi les exemples relevant a priori de l’antisémitisme le fait de « refuser le droit des juifs de l’État d’Israël à exister et à s’épanouir, collectivement et individuellement, en tant que juifs, conformément au principe d’égalité ». Leur ligne directrice 12 range parmi les exemples n’en relevant pas a priori le fait de « critiquer le sionisme ou s’y opposer, en tant que forme de nationalisme, ou plaider pour la mise en place de différents types de solutions constitutionnelles, pour les juifs et pour les Palestiniens, dans la région située entre le Jourdain et la Méditerranée », et ajoute qu’« il n’est pas antisémite de se prononcer en faveur de modalités politiques accordant une égalité pleine et entière à tous les habitants de cette région, qu’il s’agisse de prôner une solution à deux États, la création d’un État binational, d’un État unitaire démocratique ou d’un État fédéral, ou la mise en place de tout autre système politique, quelle qu’en soit la forme ».

Crédit et adaptation

Cette fiche s’appuie sur une taxonomie publiée sous licence CC BY 4.0 et la confronte aux textes juridiques, aux recherches historiques sur le slogan et à plusieurs projets constitutionnels. Doykayt en sépare les quatre sous-types, ajoute les cas français et interdit de déduire l’expulsion de la seule dissolution d’un État. Deux désaccords avec la source doivent être nommés.

Premier désaccord, l’origine du slogan. Thèse de la source, page 450 : « The phrase originates with, and was first popularised by the Palestine Liberation Organisation (PLO), as a means to call for a ‘greater’ Palestine in which Israel as a separate state no longer exists. » Position de Doykayt : l’origine exacte n’est pas établie et ne s’attribue pas catégoriquement à une organisation. Motif : l’enquête d’Elliott Colla et le travail de Maha Nassar ne produisent aucune première occurrence datée.

Second désaccord, le rôle du co-texte. Thèse de la source, page 451 : « the meaning of the slogan is not dependent on the context in which it is uttered ». Position de Doykayt : le co-texte détermine la proposition effectivement tenue. Motif : la même géographie porte des propositions incompatibles, de la plateforme du Likoud de 1977 au document du Hamas de 2017.

Observatoire

Pièces liées à ce concept

Ces éléments documentent des usages. Ils ne remplacent jamais le seuil expliqué dans la fiche.
« Why are we defending mass murder in Gaza? Because our Greatest Ally demands it. It's time to rethink that relationship. »
« Nous, militants politiques, associatifs, citoyens de France, aux origines diverses et aux opinions politiques et religieuses variées, dénonçons la criminalisation de toute expression libre et émancipée et apportons notre solidarité à tous les réprimés dont le seul crime est d’avoir soutenu le peuple palestinien en résistance face à la colonisation et au génocide. Notre crime est celui de centaines de millions de personnes, qui aiment la justice et haïssent l’injustice. Notre crime ? s’élever fermement contre l’oppression, croire encore aux idéaux de justice à l’heure où le génocide des Palestiniens est, trop souvent, célébré sur nos plateaux de télévision, et chez certains politiques. Notre crime, c’est de ne plus pouvoir entendre l’insupportable mensonge où le criminel devient le libérateur, où le palestinien, déshumanisé, devient le terroriste. Notre crime ? Ne plus supporter la vision d’enfants massacrés, de familles décimées, d’une terre colonisée. Notre crime ? Être attachés à la souveraineté des peuples, au droit à la Résistance face à l’oppression, au droit de se défendre quand on est écrasé, ni plus ni moins que le droit prôné par l’ONU. Notre crime ? C‘est de penser qu’avoir des opinions politiques conformes aux idéaux de la Révolution de 1789, des Lumières, n’est pas un crime. Notre crime ? C’est de refuser la chape de plomb réactionnaire qui s’abat sur le pays, où l’idiotie étouffe l’intelligence où la bêtise, où la simplification des choses, écrase la réflexion. Nous sommes inquiets de la banalisation de l’arbitraire, de pratiques de plus en plus violentes des forces de police, de la négation des droits démocratiques essentiels : le droit de penser, de s’exprimer, de manifester, de se rassembler et de s’organiser. Nous constatons que les apologistes de crimes contre l’humanité et crime de génocide, commis en Palestine, ont micro ouvert et ne font l’objet d’aucunes sanctions ni action judiciaire. Nous voyons que les Palestiniens, dans leur lutte acharnée pour défendre leur liberté, défendent la liberté de tous les peuples du monde. Notre crime, alors, est de défendre des principes universels et de refuser le glissement lent et insidieux vers le fascisme. Notre crime, est de nous opposer fermement à cet état de fait, de défendre corps et âme les droits démocratiques inaliénables du peuple. Notre crime sera toujours le même : celui de réfléchir et d’agir en Femmes et Hommes libres. Nous appelons tous les citoyen.ne.s à s’opposer à la banalisation de la criminalisation de tout mouvement de contestation. Nous exigeons l’abandon total des poursuites d’apologie du terrorisme contre les militants pro palestiniens et exigeons que ces instructions judiciaires soient reclassé dans le « droit de presse » et non dans le droit pénal. Ainsi nous adressons notre soutien à Jean Paul Delescaut, Yamin, Shahin Hazami, Omar Alsoumi, Timothée Esprit, Alex, Anas Kazib, Mahdieh, Elias d’Imzalene les députés inquiétés, et tous les militants par centaines victimes de procédures liberticides pour avoir soutenu le peuple palestinien. Le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien Abdourahmane Ridouane, président de la mosquée de Pessac, réprimé pour son refus du génocide en PalestineYamin, habitant de Vénisseux, réprimé pour son refus du génocide en PalestineShahin Hazamy, journaliste indépendant, spécialiste de la question des quartiers populaires et de la Palestine, réprimé pour son refus du génocide en PalestineFrançois Burgeat, directeur de recherche au CNRS, réprimé pour son refus du génocide en PalestineElias d'Imzalene, réprimé pour son refus du génocide en Palestine Abdel, militant a décolonial News, réprimé pour son refus du génocide en Palestine Mr Adelkader Lahmar, député de la 3e circonscription du Rhône, Mme Marie Mesmeur, députée de la 1ere circonscription d'île et Vilaine, Mme Andrée Taurinya, députée de la 2e circonscription de la Loire, Mr Jean François Coulomme, député de la 4e circonscription de la Savoie Fédération nationale des Industries Chimiques (FNIC-CGT) Union Juive Française pour la Paix (UJFP)Front Uni de l'Immigration et des Quartiers Populaires (FUIQP)Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR)Jeunes Révolutionnaires (JR)Fédération Syndicale Etudiante (FSE)Étudiants Musulmans de France (EMF) Solidaires Étudiant.e.sMouvement Kanak de France (MKF)Union pour la Reconstruction Communiste (URC)Cordination Nationale des CPES (CN-CPES)Jeunesse Communiste (indépendante) Perspectives MusulmanesUnion Nationale des Etudiants de France (UNEF) - LyonGaza FriendlyUnion des consommateurs Musulmans de FranceFront Anti ImpérialisteCumitatu di Ricustruzzione d'u Paritu Comunistu (Corse)L'offensive! 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« 🚨 Nouveau communiqué du Bureau National Unifié de la LJR et de JR 🇵🇸🇱🇧 De #Gaza au #Liban, vive la Résistance contre le sionisme ! »
« Intervenante : « Condamnez-vous le 7 octobre ? » Public : « Non » Intervenante : « En défendant Georges Abdallah, nous étions préparés à ce soutien inconditionnel à la résistance héroïque du peuple palestinien et à cette résistance principalement qui passe par la lutte armée. Et donc, le 7 octobre, nous y étions prêts ! Et nous n'avons eu aucun problème à revendiquer ce 7 octobre. » »
« Soutien avec notre camarade @tulyppe kidnappé cette nuit par l'entité sioniste sur les flottilles en route pour Gaza. »
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Fiche issue du référentiel éditorial Doykayt et publiée avec l'ensemble des 44 préjugés documentés.