Appel à la violence / Glorification
Une fiche de lecture pour identifier le mécanisme, vérifier sa frontière et répondre sans automatisme.
Définition
Ce concept décrit une position favorable ou exhortative envers une atteinte physique ou une attaque matérielle dangereuse : l’approuver, la glorifier, la justifier, la souhaiter ou appeler quelqu’un à la commettre. Il ne suffit donc pas qu’un texte soit brutal, qu’une organisation armée soit nommée ou qu’une violence apparaisse dans l’article partagé. Il faut résoudre l’acte violent qui est l’objet de la position.
Les cinq positions ne sont pas synonymes. L’approbation porte un jugement favorable sur une violence déterminée. La glorification héroïse l’acte ou son auteur à raison de cet acte. La justification le présente comme mérité, nécessaire, légitime ou excusable. Le souhait désire qu’il se produise ou se répète sans donner d’ordre. L’appel exhorte, conseille ou encourage un acteur humain à agir. Une phrase peut accomplir plusieurs de ces actes, mais chaque lien doit être visible.
Pour que la classification soit antisémite, la cible et le motif comptent autant que la violence. Le seuil exige :
- une atteinte physique déterminée ou une attaque matérielle destructive ou dangereuse ;
- une cible résolue, personne, groupe, lieu, institution ou bien exposé ;
- une position favorable ou exhortative parmi les cinq précédentes ;
- un lien entre cette position et l’acte lui-même, ou son auteur en tant qu’auteur de l’acte ;
- un auteur original, une date, une pièce, un localisateur et un co-texte ;
- un endossement établi, distinct du reportage, de la citation, de la fiction et de la réfutation ;
- un lien antisémite démontré sans confondre Juifs, Israéliens, Israël, gouvernement, armée et sionisme ;
- le statut civil, combattant, militaire, institutionnel ou indéterminé de la cible, sans qualification inventée ;
- une republication ou un éloge relié à l’acte par un indice propre, pas par la seule proximité ;
- un test indépendant des menaces, souhaits de mort, malédictions, injures et qualifications juridiques voisines.
Soutenir une population, une cause, un État, une résistance ou même une organisation ne prouve pas le soutien à tous les actes commis sous son nom. Louer quelqu’un ne prouve pas davantage que l’éloge porte sur sa violence. La référence doit toucher l’acte, pas seulement son voisinage politique.
La frontière
L’indifférence n’est pas une approbation. Dire qu’on ne plaindra pas une victime peut être cruel, mais l’absence de compassion ne porte pas encore un jugement favorable sur l’agression. Le sarcasme ne se décrète pas pour sauver un classement. Il faut un signe propre montrant que l’auteur se réjouit de l’acte ou le juge bon.
Une prédiction annonce une violence future. Une description raconte ce qui s’est produit. Une explication recherche les conditions historiques, coloniales, sociales ou militaires qui ont rendu l’acte possible. Aucune n’est par nature une justification. Expliquer n’est pas excuser : cette banalité devient décisive lorsque toute contextualisation est sommée de choisir entre silence et approbation. Même une condamnation suivie de « mais » reste une condamnation tant que le co-texte n’adopte pas séparément la violence.
La menace annonce que le locuteur ou un agent qu’il contrôle infligera un mal afin d’intimider. L’appel demande à un tiers d’agir. Le souhait de mort exige la mort comme résultat désiré, tandis que la violence peut être non létale. La malédiction remet le mal à une puissance supérieure. Ces actes peuvent se cumuler ; aucun ne se transmet par voisinage.
La citation reste enfin distincte de l’adoption. Republier une actualité, reproduire un propos dans un jugement ou citer un texte religieux n’établit pas seul l’endossement. Le commentaire, la manière de conclure, la relation de réponse et l’ensemble de la séquence peuvent en revanche montrer que le locuteur fait sien l’appel. Le document ancien ne parle pas à travers tous ceux qui le prononcent ; la scène présente doit être instruite.
Les cibles demandent la même précision. Des civils israéliens attaqués en raison de leur nationalité ne deviennent pas automatiquement « les Juifs », même si la violence est criminelle ou terroriste. Une attaque contre une synagogue, une école ou un cimetière peut viser un bien identitaire et les personnes qu’il représente. Une opération dirigée contre des combattants ou un objectif militaire allégué pose encore une autre question. Il faut conserver séparément cible civile, cible militaire, motif national, motif politique et motif juif.
La rigueur n’est pas un jeu de cases. Elle empêche qu’un crime contre des civils soit rebaptisé opération militaire par sympathie, et qu’une opération militaire soit rebaptisée meurtre des Juifs par hostilité au camp qui la mène.
Dans notre corpus
Corpus en consolidation
Le 28 mars 2017, la Cour de cassation a rejeté les pourvois de trois personnes condamnées par la cour d’appel d’Amiens le 12 décembre 2014. Elles avaient publiquement proféré « Mort aux Juifs » avec « Heil Hitler », « Sieg Heil », des saluts nazis et, pour l’une, « White power ». La cour d’appel avait estimé que ces propos tendaient à susciter un violent sentiment d’hostilité ou de rejet envers les personnes juives. La cible et le motif ne sont pas inférés d’un patronyme ou d’un conflit : ils sont exprimés. L’appel est établi dans une constellation publique dont la participation de chacun a été appréciée par la décision.
Un prêche prononcé le 15 décembre 2017 montre comment une citation peut devenir adoption. Il reprenait à l’impératif un hadith appelant à tuer les Juifs. La Cour de cassation, le 19 décembre 2023, n’a pas traité le texte ancien comme automatiquement endossé. Elle a examiné l’absence d’explication qui en aurait inversé le sens, les propos sur le peuple juif et les Israélites, la référence au fondateur du Hamas et la fin du discours. Elle a rejeté le pourvoi contre la condamnation pour provocation publique à la haine ou à la violence. Le sens vient de l’ensemble du prêche, pas d’une contagion religieuse de la citation.
L’ordonnance du Conseil d’État no 497226, rendue le 17 septembre 2024, porte sur des messages diffusés par un responsable associatif après le 7 octobre. Le juge des référés constate qu’ils légitimaient les assassinats et prises d’otages de civils, rendaient hommage au chef du Hamas et reprenaient à leur compte d’autres messages. Il estime qu’ils ne se bornaient pas à une position politique et faisaient explicitement et délibérément l’apologie des actes. Cela établit une approbation ou justification de violences selon les constatations de l’ordonnance.
Deux réserves empêchent de faire dire davantage à cette source. Les verbatims ne sont pas reproduits : il serait donc impossible de créer honnêtement de nouvelles occurrences textuelles. Surtout, il s’agissait d’un référé-liberté contre une mesure d’expulsion, pas d’une condamnation pénale. La décision relie le comportement à un risque de violences antisémites, mais ne donne pas assez de texte pour attribuer le motif antisémite à chaque publication. La violence contre des civils israéliens est résolue ; le lien antijuif de chaque occurrence reste borné par cette absence.
Une ordonnance de référé et une décision au fond du Conseil d’État fournissent les contre-exemples nécessaires. Le 18 octobre 2023, dans l’ordonnance no 488860, le juge a distingué les manifestations susceptibles de justifier ou valoriser les exactions du 7 octobre de celles qui soutiennent la population palestinienne. Chaque manifestation devait faire l’objet d’une appréciation propre. Un drapeau, une date, un slogan ou un camp politique ne transmet donc pas l’approbation d’une attaque.
Le 20 février 2025, par une décision au fond des 10e et 9e chambres réunies, no 462981, relative au Collectif Palestine Vaincra, le Conseil d’État a relevé la sympathie du groupement pour le FPLP, des hommages à certains membres et son indignation face à l’inscription du Hamas comme organisation terroriste. Il n’a pas regardé ces positions, en l’espèce, comme des agissements en vue de provoquer des actes terroristes. Il a aussi distingué les propos propres du collectif de commentaires de tiers. La dissolution a néanmoins été validée sur un autre fondement lié à des commentaires imputables au groupement. Ce résultat complexe interdit deux résumés commodes : « soutien général égale appel violent » et « la décision a tout blanchi ». Ni l’un ni l’autre.
Généalogie
La justification de la violence transforme une cause en permis. Une souffrance réelle, une domination ou un crime antérieur devient alors non plus l’explication d’un acte, mais la preuve que ses victimes méritaient ce qui leur est arrivé. Le déplacement est court dans la phrase et immense dans la politique : comprendre pourquoi une violence surgit aide à la combattre ; déclarer qu’elle était due distribue les corps entre ceux que le droit protège et ceux que l’histoire pourrait sacrifier.
L’antisémitisme intervient lorsque « les Juifs » deviennent la cible collective ou la cause supposée qui rend la violence désirable. Une décision d’un gouvernement israélien, l’action d’un soldat ou le soutien d’un militant peut être étendu à une synagogue, une école ou n’importe quelle personne rendue comptable du groupe. Le geste est celui de la responsabilité collective avant d’être celui du coup porté.
Les étiquettes de « résistance », « libération », « terrorisme », « autodéfense » ou « martyr » peuvent masquer ce passage parce qu’elles semblent trancher avant l’examen. Or une résistance armée peut viser des objectifs militaires ou attaquer délibérément des civils ; le mot ne décide ni l’acte ni sa licéité. De même, invoquer la légitime défense ne donne pas un blanc-seing. Il faut savoir qui a été attaqué, par quel moyen et dans quel cadre juridique.
L’article 51 de la Charte des Nations unies reconnaît aux États un droit naturel de légitime défense individuelle ou collective en cas d’agression armée. Il ne suspend pas les règles de conduite des hostilités. Le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève pose, à son article 48, le principe de distinction entre population civile et combattants, ainsi qu’entre biens civils et objectifs militaires. Son article 51 protège la population civile, interdit de la prendre pour objet d’une attaque et prohibe notamment les attaques sans discrimination. Soutenir le droit d’un peuple ou d’un État ne permet donc pas de sauter la question des moyens et des cibles.
Ce que ce récit fait
Approuver une violence offre d’abord une récompense symbolique à son auteur. L’acte devient courageux, nécessaire ou héroïque ; sa répétition entre dans le champ du souhaitable. L’appel ajoute un destinataire et transforme cette permission en consigne. En public, ces positions peuvent fabriquer une communauté de spectateurs qui se reconnaît moins dans un projet que dans la cible qu’elle accepte de voir frapper.
Quand le motif est antisémite, la violence individuelle devient facilement une politique collective. Une personne est attaquée comme remplaçante d’un gouvernement, d’une armée, d’une idéologie ou d’une histoire entière. Le raccourci dispense d’établir sa responsabilité propre. Il suffit qu’elle soit juive, ou construite comme telle, pour que la violence paraisse répondre à autre chose qu’elle.
Mais l’accusation automatique produit son propre brouillard. Elle rend suspect le soutien aux droits palestiniens, confond résistance armée et attaque de civils, et traite l’explication causale comme une apologie. Ce brouillard protège les vrais appels derrière une masse de faux positifs et transforme la lutte contre l’antisémitisme en police des appartenances. On peut faire mieux : nommer l’acte, la cible et le motif.
Comment répondre
On commence par la pièce originale. Quel contenu le message commente-t-il ? À quelle heure ? Quel acte violent y est montré ou raconté ? Qui a écrit le commentaire et qui a commis l’acte ? La republication ajoute-t-elle une formule d’adoption, un emoji, un cadrage ou rien du tout ? Une louange porte-t-elle sur une personne, sa cause, sa fonction ou précisément sur sa violence ? Sans cette chaîne, le mot « héros » reste une porte ouverte sur plusieurs objets.
On qualifie ensuite la position avec un seul verbe avant d’en ajouter un deuxième : approuver, glorifier, justifier, souhaiter ou appeler. On cherche le jugement favorable, le mérite allégué, la nécessité, le désir, l’acteur sollicité et la force exhortative. Puis on teste les lectures contraires : indifférence, prédiction, explication, condamnation, citation ou menace. L’ironie et le sarcasme doivent être documentés par le co-texte, pas prêtés à l’auteur.
La cible vient avant le camp. On distingue personne civile, groupe civil, combattant, objectif militaire, institution, lieu de culte, bien civil, État, gouvernement, armée et idéologie. On conserve une qualification alléguée comme telle : écrire « objectif militaire » ne transforme pas un hôpital ou une école en objectif établi. Inversement, le caractère juif d’une institution ne permet pas d’inventer la présence de personnes au moment d’une dégradation.
Enfin, on sépare l’analyse éditoriale du droit et de la procédure. L’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 traite notamment la provocation publique directe à certaines infractions et la provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence. L’article 421-2-5 du code pénal distingue provocation directe à des actes de terrorisme et apologie publique de ces actes. Une plainte, un décret de dissolution, un référé, une condamnation et un pourvoi rejeté ne sont pas interchangeables.
Le non-héritage ferme la méthode. Une classification ne se transfère ni du symbole au commentaire, ni de l’organisation à tous ses membres, ni d’un commentaire de tiers à la publication sans règle d’imputabilité, ni du média à celui qui cite. Elle ne transforme pas les Israéliens en Juifs, Israël en civils, le sionisme en personnes ou le soutien politique en identité. Une violence approuvée ne prouve pas automatiquement menace, malédiction, souhait de mort, injure, négation d’existence ou déplacement de responsabilité. Chaque proposition exige son acte, sa cible, son attribution et son motif.
Sources et crédit
Concepts à tester séparément : Menaces pour la menace, Malédictions pour la malédiction, Appels à la mort pour le souhait de mort, Insultes pour l’injure, Glorification d’Hitler/Nazis/Shoah pour l’approbation nazie, Négation du droit d’Israël à exister pour la négation d’existence et Responsabilité de l’antisémitisme pour le déplacement de responsabilité.
Sources principales :
- Cour de cassation, chambre criminelle, 28 mars 2017, no 15-80.875 et 19 décembre 2023, no 22-87.200.
- Conseil d’État, ordonnance de référé du 17 septembre 2024, no 497226, ordonnance du 18 octobre 2023, no 488860 et décision au fond du 20 février 2025, no 462981.
- Charte des Nations unies, article 51.
- Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, article 48 et article 51.
- Loi du 29 juillet 1881, article 24, version en vigueur depuis le 26 août 2021, et code pénal, article 421-2-5.
- Laura Ascone, « Affirming, Desiring, Calling for Violence », 2024, source taxonomique discutée et resserrée ici.
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Observatoire
Pièces liées à ce concept
Ces éléments documentent des usages. Ils ne remplacent jamais le seuil expliqué dans la fiche.« Elle incarne la resistance du peuple palestinien. Heureux de rencontrer Ahed Tamimi dans les travees de la Fete de l Humanite »
« Nous, militants politiques, associatifs, citoyens de France, aux origines diverses et aux opinions politiques et religieuses variées, dénonçons la criminalisation de toute expression libre et émancipée et apportons notre solidarité à tous les réprimés dont le seul crime est d’avoir soutenu le peuple palestinien en résistance face à la colonisation et au génocide. Notre crime est celui de centaines de millions de personnes, qui aiment la justice et haïssent l’injustice. Notre crime ? s’élever fermement contre l’oppression, croire encore aux idéaux de justice à l’heure où le génocide des Palestiniens est, trop souvent, célébré sur nos plateaux de télévision, et chez certains politiques. Notre crime, c’est de ne plus pouvoir entendre l’insupportable mensonge où le criminel devient le libérateur, où le palestinien, déshumanisé, devient le terroriste. Notre crime ? Ne plus supporter la vision d’enfants massacrés, de familles décimées, d’une terre colonisée. Notre crime ? Être attachés à la souveraineté des peuples, au droit à la Résistance face à l’oppression, au droit de se défendre quand on est écrasé, ni plus ni moins que le droit prôné par l’ONU. Notre crime ? C‘est de penser qu’avoir des opinions politiques conformes aux idéaux de la Révolution de 1789, des Lumières, n’est pas un crime. Notre crime ? C’est de refuser la chape de plomb réactionnaire qui s’abat sur le pays, où l’idiotie étouffe l’intelligence où la bêtise, où la simplification des choses, écrase la réflexion. Nous sommes inquiets de la banalisation de l’arbitraire, de pratiques de plus en plus violentes des forces de police, de la négation des droits démocratiques essentiels : le droit de penser, de s’exprimer, de manifester, de se rassembler et de s’organiser. Nous constatons que les apologistes de crimes contre l’humanité et crime de génocide, commis en Palestine, ont micro ouvert et ne font l’objet d’aucunes sanctions ni action judiciaire. Nous voyons que les Palestiniens, dans leur lutte acharnée pour défendre leur liberté, défendent la liberté de tous les peuples du monde. Notre crime, alors, est de défendre des principes universels et de refuser le glissement lent et insidieux vers le fascisme. Notre crime, est de nous opposer fermement à cet état de fait, de défendre corps et âme les droits démocratiques inaliénables du peuple. Notre crime sera toujours le même : celui de réfléchir et d’agir en Femmes et Hommes libres. Nous appelons tous les citoyen.ne.s à s’opposer à la banalisation de la criminalisation de tout mouvement de contestation. Nous exigeons l’abandon total des poursuites d’apologie du terrorisme contre les militants pro palestiniens et exigeons que ces instructions judiciaires soient reclassé dans le « droit de presse » et non dans le droit pénal. Ainsi nous adressons notre soutien à Jean Paul Delescaut, Yamin, Shahin Hazami, Omar Alsoumi, Timothée Esprit, Alex, Anas Kazib, Mahdieh, Elias d’Imzalene les députés inquiétés, et tous les militants par centaines victimes de procédures liberticides pour avoir soutenu le peuple palestinien. Le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien Abdourahmane Ridouane, président de la mosquée de Pessac, réprimé pour son refus du génocide en PalestineYamin, habitant de Vénisseux, réprimé pour son refus du génocide en PalestineShahin Hazamy, journaliste indépendant, spécialiste de la question des quartiers populaires et de la Palestine, réprimé pour son refus du génocide en PalestineFrançois Burgeat, directeur de recherche au CNRS, réprimé pour son refus du génocide en PalestineElias d'Imzalene, réprimé pour son refus du génocide en Palestine Abdel, militant a décolonial News, réprimé pour son refus du génocide en Palestine Mr Adelkader Lahmar, député de la 3e circonscription du Rhône, Mme Marie Mesmeur, députée de la 1ere circonscription d'île et Vilaine, Mme Andrée Taurinya, députée de la 2e circonscription de la Loire, Mr Jean François Coulomme, député de la 4e circonscription de la Savoie Fédération nationale des Industries Chimiques (FNIC-CGT) Union Juive Française pour la Paix (UJFP)Front Uni de l'Immigration et des Quartiers Populaires (FUIQP)Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR)Jeunes Révolutionnaires (JR)Fédération Syndicale Etudiante (FSE)Étudiants Musulmans de France (EMF) Solidaires Étudiant.e.sMouvement Kanak de France (MKF)Union pour la Reconstruction Communiste (URC)Cordination Nationale des CPES (CN-CPES)Jeunesse Communiste (indépendante) Perspectives MusulmanesUnion Nationale des Etudiants de France (UNEF) - LyonGaza FriendlyUnion des consommateurs Musulmans de FranceFront Anti ImpérialisteCumitatu di Ricustruzzione d'u Paritu Comunistu (Corse)L'offensive! Collectif 69 de Soutien au peuple palestinienLa France Insoumise Rhône (LFI69)Parti Communiste Francais - Rhône On s'en mêle Rhône (OSM69)La Fosse Aux Lyons (FAL) Comité de Défense de la Palestine - LyonStop Arming Israel - LyonMouvement des Jeunes Communistes du Rhône (MJCF69) Europalestine - Lyon AC! Anticolonial (Lyon) Collectif Palestine VillefrancheVilleurbanne pour la PalestineUnion pour la Palestine MarseilleLa France InsoumiseOSE-CGT (42)Côte d'Or (LFI21)Parti de Gauche IsèreCollectif Arles pour la PalestineCollectif Poitiers PalestineJeunes Communistes des Bouches du Rhône (JC13)Collectif Résistance (Corse)Collectif Solidarité 2BComité de Défense de la Palestine - Rennes 2Comité de Défense de la Palestine - MontpellierCollectif Solidarité Palestine Ouest - Étang de Berre Charente-Palestine SolidaritéBrigade Panafricaine UbuntuAFPS 02AFPS 07/26AFPS 63AFPS 69AFPS NîmesUrgence Palestine Strasbourg Urgence Palestine 66Groupe Insoumis Bourgouin - JalieuKa Ubuntu (La Réunion) Comité Action Palestine (Bordeaux)Comité Palestine Hérouville (Caen)Ka UbuntuStop Arming Israël 13Ceiny hnyeiComité de Mobilisation pour la Kanaky-ParisRennes décolonial et PopulaireMouvement pour la Paix - Côte d'Or 21Comité Rouge Internationaliste de soutien aux prisonniers politiques marocainsComite Tunisien de Soutien aux prisonniers politiques palestiniensLa Cause du PeupleRevue SupernovaLimoges se Révolte »
« « En défendant Georges Abdallah [militant propalestinien récemment libéré après 40 ans de prison, NDLR], nous étions préparés à ce soutien inconditionnel à la résistance héroïque du peuple palestinien, à cette résistance qui passe principalement par la lutte armée. Et donc le 7-Octobre, nous y étions prêts », a poursuivi l'intervenante. Avant d'ajouter : « Nous revendiquons le 7-Octobre. » »
« Intervenante : « Condamnez-vous le 7 octobre ? » Public : « Non » Intervenante : « En défendant Georges Abdallah, nous étions préparés à ce soutien inconditionnel à la résistance héroïque du peuple palestinien et à cette résistance principalement qui passe par la lutte armée. Et donc, le 7 octobre, nous y étions prêts ! Et nous n'avons eu aucun problème à revendiquer ce 7 octobre. » »
« Résumé puis texte complet ci-dessous **Résumé : ** **soutien explicite au régime islamiste iranien**. Plusieurs éléments du texte l’attestent : - **Félicitations et reconnaissance du régime** : Le texte félicite la République islamique d’Iran pour sa « constance » et ses « victoires » face à l’« agression », saluant son « leadership courageux, résistant et victorieux », ses forces armées et son peuple - **Solidarité avec le régime et sa direction** : La délégation exprime sa « pleine solidarité avec le peuple iranien et sa direction révolutionnaire », - **Hommage aux « martyrs » du régime** : Il rend hommage à tous les « martyrs de la République islamique d’Iran », qu’ils soient militaires, politiques, scientifiques, journalistes ou civils As part of a joint delegation of several grassroots organizations in Brussels, Belgium, Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network participated in a joint meeting with the Iranian Ambassador to Belgium and Luxembourg, Mr. Seyyed Mohammad Ali Robatjazi. The delegation included representatives from the Palestinian Alternative Revolutionary Path Movement (Masar Badil), the Samidoun Network in Brussels, Bruxelles Pantheres, Tayyar and Plate-Forme Charleroi-Palestine. During the meeting, Comrade Mohammed Khatib, a member of the Executive Committee of the Alternative Revolutionary Path Movement and coordinator of the Samidoun Network in Europe, conveyed the delegation’s greetings and congratulations to the Islamic Republic of Iran for its steadfastness and victories in the face of aggression. He emphasized the importance of Iran’s role in supporting the Palestinian and Arab resistance forces - particularly the resistance in the Gaza Strip - amid the ongoing genocide perpetrated by the Zionist enemy. The delegation also expressed its full solidarity with the Iranian people and their revolutionary leadership, and firmly rejected any American or Zionist aggression targeting Iran or any of the forces of the Axis of Resistance. The delegation handed the ambassador a joint statement issued by the four organizations, expressing clear support for Iran’s position and calling for the removal of U.S. military bases from the region - including the Zionist entity, which the statement described as “the largest aggressive U.S. military base in West Asia.” For his part, the Iranian ambassador welcomed the members of the delegation and reaffirmed the Islamic Republic’s unwavering position in supporting the Palestinian people and their resistance until the full liberation of their national land. He stressed the importance of strengthening relations between the peoples of the region and the free people of the world in confronting hegemony and colonialism. The delegation also discussed with the Iranian ambassador ways to enhance the role of solidarity forces with the Palestinian people, confront racism and fascism, and address the challenges facing Palestinian refugees and migrant communities more broadly in Europe. Read the text of the statement: Dear Your Excellency, Mr Seyed Mohammad Ali Robatjazi, Ambassador of the Islamic Republic of Iran to Belgium and Luxembourg; and Head of Mission to the EU; The Masar Badil, the Palestinian Alternative Revolutionary Path Movement, congratulates the Islamic Republic of Iran on its tremendous achievements in confronting Zionist and U.S. aggression, and expresses its strongest solidarity with the courageous, steadfast and victorious leadership, armed forces and people of Iran, who have consistently demonstrated their strong, clear position in support of the Palestinian people and their ongoing liberation struggle, including the urgent efforts to bring the ongoing Zionist genocide in the Gaza Strip to an end. The momentous victory achieved by the Islamic Republic of Iran not only exposed the illusory “superiority” of the Zionist and imperialist war machine but made clear that the Zionist regime, and indeed the U.S., will no longer be able to impose their hegemony upon the region unchallenged, establishing new rules of engagement that have shattered the logics of terror imposed by the enemy. The precise and qualitative responses carried out by Iran’s armed forces reverberated throughout the region and the world, making clear that the Zionist regime has been utterly unable to ensure security for its settlers through genocide and aggression. We salute all of the martyrs of the Islamic Republic of Iran, including military and political leaders, scholars and scientists, soldiers, journalists, athletes, men, women, children and elders, and we wish for speedy recovery for all of the wounded. Throughout this battle, and indeed for the past 46 years, the people of Iran have made clear that the U.S.-Zionist scheme to break the unity of Iran and impose “regime change” would fall into defeat. The U.S.-Zionist war on the Islamic Republic of Iran did not begin on the 13th of June, but has persisted for decades, including through the imposition of illegal and unilateral economic coercive measures that are meant to use enforced poverty, destruction and extraction of resources to deny the people of Iran their sovereignty, their right to determine their own path of development, and even their lives. In Iran’s great battle of self-defense against aggression, it has set a firm line in defense of its own sovereignty and, indeed, of all peoples of the region against U.S. imperialism and Zionist occupation and colonization. Since Al-Aqsa Flood on 7 October 2023 and the beginning of the escalated Zionist genocide in Gaza – amid 77 years of ongoing genocide against the Palestinian people as a whole – it is clear that the world has been changed irreversibly through the heroism and commitment of the great Palestinian freedom fighters and their partners in the camp of resistance, in Lebanon, Yemen, Iraq and Iran – and indeed, the world continues to change. The Zionist entity is exposed before the world as a criminal regime that is actively engaged in the greatest crime in international law: genocide. Today, as the Zionist regime daily slaughters dozens of Palestinians – most frequently, while attempting to receive food aid amid ongoing famine – the heroic Palestinian resistance continues to carry out significant operations that are imposing a significant price on the genocidal enemy. The Islamic Republic of Iran has a principled and dignified position that stands as one of the very few nations of the world that have acted directly and clearly to impose international law according to the Genocide Convention, at a time when not only the United States and the Zionist regime, but also Britain, Canada and the European powers continue to provide ongoing support and cover, up to and including the sale and purchase of weaponry, provision of intelligence data, ongoing technological and research collaboration, and even the suppression of domestic movements and activists organizing in defense of Palestine. The alliance between the Palestinian people and national liberation movement and the Islamic Republic of Iran, and the alliance of the camp of resistance, which stretches to Lebanon, Yemen, Iraq, and indeed all of those around the world who participate in resisting U.S. imperialism and Zionist genocide, has only been strengthened over the past 21 months of unceasing struggle against a horrific and genocidal enemy. We are certain that, together, we are on the path of the liberation of Palestine. The Masar Badil Movement is launching a new campaign to demand that all U.S. military bases must be removed, once and for all, from the Arab and Iranian region – including the largest U.S. military base, the Zionist entity itself. These bases are a threat to the security, sovereignty and peace of all of our peoples of our region and serve as centers of aggression and espionage against the resistance forces in order to protect the Zionist regime and impose U.S. hegemony over all of West Asia. We salute the Islamic Republic of Iran’s clear position and meaningful action to confront these bases of destruction imposed upon our land. We not only express the position of our Movement internationally but also look forward to cooperating with you locally in events and activities in defense of the rights, sovereignty and self-determination of our nations and peoples confronting Zionism and imperialism. Our salutes and solidarity, Masar Badil: Palestinian Alternative Revolutionary Path Movement Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network (Samidoun Brussels) Bruxelles Pantheres Plate-forme Charleroi-Palestine Tayyar Download the PDF »
Index dynamique
Personnalités documentées
- Assyl BENACHI6
- Elias D'IMZALÈNE5
- Youssef BOUSSOUMAH2
- Amira ZAITER2
- Tawfiq Ramadhan Al-Bouti1
- Khalil Al-Hayya1
- Omar ALSOUMI1
- Ludivine BANTIGNY1
- Yann BARTE1
- Houria BOUTELDJA1
- Julia BOUTROS1
- Ian BROSSAT1
- François BURGAT1
- Judith BUTLER1
- Sophia CHIKIROU1
- Nicolas DAGUIN1
- Virginie DESPENTES1
- DPECHESMODE1
- Quentin GÉRARD1
- Émilie GOMIS1
- Fathi HAMMAD1
- Salah HAMOURI1
- Ismail HANIYEH1
- Rima HASSAN1
- Géraldine HORNBERG1
- Inconnu1
- Inconnu (slogan)1
- JCOUPABLE1
- Hüseyin LIKOĞLU1
- Andreas MALM1
- Hen MAZZIG1
- Dieudonné MBALA MBALA1
- Monira MOON1
- Samia MOUCHARIK1
- Hassan NASRALLAH1
- Mathilde PANOT1
- Abbé PIERRE1
- Thomas PORTES1
- Mohammed RESPAIX1
- SBEIH1
- Marie SCHWAB1
- Muzna SHIHABI1
- Abdallah Silwai1
- Paul Sugy1
- Noureddine TABOUBI1
- Anne Tuaillon1
- Usul1
- Françoise VERGÈS1
- YOUPIN VENER1
Fiche issue du référentiel éditorial Doykayt et publiée avec l'ensemble des 44 préjugés documentés.