Signaler un contenu illicite en ligne : PHAROS
Classification. Notre système repose sur la taxonomie du projet Decoding Antisemitism (Becker et al., TU Berlin, 2024) : 44 formes de préjugés antisémites réparties en 7 familles, standard de référence européen pour l'analyse du discours antisémite implicite.
Définitions. Les deux principales définitions de travail de l'antisémitisme — IHRA et JDA — sont présentées intégralement, sans prise de parti. Nos garde-fous pour distinguer critique d'Israël et antisémitisme s'appuient sur la JDA.
Choix retenus et justifiés. Taxonomie DA plutôt qu'IHRA (plus fine, couvre l'implicite). Garde-fous JDA pour la catégorie Israël/Palestine. Sources primaires archivées. Niveaux de certitude gradués. Biais assumés et documentés.
Cette page détaille nos critères d'inclusion, nos sources, notre système de classification, nos niveaux de certitude et nos procédures de correction. Tout est vérifiable, tout est contestable. Pour notre positionnement et notre indépendance, voir À propos.
Pour qu'un propos soit inclus dans l'Observatoire, il doit remplir les critères suivants :
Nous ne sondons pas les coeurs ni n'évaluons des intentions. Nous documentons les modalités et les conséquences d'un type de discours politique, le discours antisémite, sur la sécurité des personnes, dans un objectif de pédagogie et de prévention.
L'Observatoire produit plusieurs types de contenus, chacun avec ses propres exigences de sourçage.
Chaque citation est accompagnée de sa date, de son support (tweet, interview, tribune, livre), et d'un lien vers la source primaire quand elle est accessible. On ne paraphrase pas, on cite. On ne résume pas, on reproduit. Si la source originale disparaît (tweet supprimé, vidéo retirée), on conserve les archives — captures d'écran, archives web. L'objectif : que n'importe qui puisse vérifier par lui-même.
Elles s'appuient sur la littérature académique en études de l'antisémitisme. Quand on affirme que tel discours mobilise le trope du « meurtre rituel » ou de la « double allégeance », on renvoie aux travaux qui ont défini et documenté ces structures — Schwarz-Friesel sur les mécanismes linguistiques, le projet Decoding Antisemitism sur les formes implicites, ou Wistrich sur les généalogies historiques.
L'évolution des actes antisémites, les corrélations temporelles : tout ça provient des sources institutionnelles. CNCDH (rapporteur national depuis 1990), SPCJ (Service de Protection de la Communauté Juive), ministère de l'Intérieur, FRA (Agence européenne des droits fondamentaux). On cite les rapports, on renvoie aux méthodologies, on explicite les limites des données.
Pogroms, persécutions, violences de masse : ils sont documentés par les travaux d'historiens. Quand on décrit le contexte discursif qui a précédé tel événement, on s'appuie sur des sources académiques vérifiables — pas sur des reconstructions a posteriori.
Nous utilisons la taxonomie scientifique du projet Decoding Antisemitism (TU Berlin, Becker et al., 2024). Cette classification identifie 44 formes de préjugés antisémites réparties en 7 familles :
Note : Pour la catégorie 5 (Antisionisme), nous appliquons les garde-fous de la Déclaration de Jérusalem sur l'antisémitisme (JDA) afin de distinguer la critique légitime d'Israël de l'antisémitisme.
Pour les citations, on identifie le trope mobilisé (meurtre rituel, contrôle financier, double allégeance, etc.), la structure argumentative, et le contexte d'énonciation.
Pour les faits, on qualifie le mobile selon une échelle de certitude :
| Qualification | Définition |
|---|---|
| Revendiqué antisémite | L'auteur a explicitement invoqué des motifs antisémites |
| Revendiqué antisioniste | L'auteur a invoqué des motifs liés à Israël/Palestine |
| Revendiqué mixte | Les deux types de motifs sont présents |
| Présumé | Le mobile est déduit du contexte, de la cible, des circonstances |
| Inconnu | Aucune information fiable sur le mobile |
On ne déduit pas des intentions à partir de propos ambigus. On ne qualifie pas d'antisémite ce qui n'en mobilise pas les structures. On ne fait pas de procès en sorcellerie. Et quand on n'a pas de source fiable, on le dit. « Mobile inconnu », « contexte non documenté », « allégation non vérifiée ». La rigueur, c'est aussi savoir dire qu'on ne sait pas.
On n'affirme pas que tout discours antisémite mène à la violence. La relation est probabiliste, pas déterministe. Les mots ne causent pas mécaniquement les actes. Mais ils créent un terreau qui rend certains passages à l'acte statistiquement plus probables. La nuance compte.
On ne prédit pas de violences futures. On documente ce qui a été dit et ce qui s'est passé. On montre des schémas récurrents. On ne prétend pas savoir ce qui va se passer — on montre ce qui s'est déjà passé, plusieurs fois, dans des configurations similaires.
On ne criminalise pas la parole. Notre travail est documentaire, pas judiciaire. On n'appelle pas à la censure. On rend visible ce qui circule, pour que chacun puisse juger. La réponse au discours dangereux, selon Susan Benesch, n'est pas la répression mais le counterspeech — la parole qui conteste, contextualise, déconstruit.
On ne confond pas critique politique et incitation à la haine. On applique les critères de la Déclaration de Jérusalem. On documente les tropes antisémites, pas les opinions politiques sur le conflit israélo-palestinien.
Pour notre positionnement politique sur la critique d'Israël, voir À propos — Critique d'Israël.
Nous nous appuyons sur la Déclaration de Jérusalem sur l'antisémitisme (2021) pour distinguer la critique politique d'Israël de l'antisémitisme.
Au-delà du droit de réponse, l'Observatoire accueille les contributions : signalement de propos, proposition de sources, corrections factuelles. Chaque contribution est examinée selon nos critères d'inclusion.
Toute personne nommée dans l'Observatoire dispose d'un droit de réponse. Pour l'exercer, signaler une erreur ou proposer une contribution :
Notre philosophie : documenter des discours, pas des personnes.
Perma.cc, hash SHA-256, vérification des sources.
Ce que nous croyons et ne croyons pas. Transparence totale.
Classification F1-F4 des actes antisémites, alignée sur les standards internationaux.
Construction du graphe, détection de communautés, validation des résultats.
Sources académiques francophones et anglophones, données institutionnelles.