Des mots au récit, du récit au pogrom, toujours, tout le temps
Comment des mots rendent la violence acceptable, coordonnée et plus probable
Un propos haineux agit après avoir été prononcé. Répété par une personne influente, repris par un groupe mobilisé, diffusé par un média central ou mêlé à des appels à l’action, il change ce que son audience juge vrai, tolérable ou nécessaire. Il fournit une cible, une justification et parfois un signal de coordination.
La recherche distingue le préjugé exprimé, le discours qui augmente un risque et les signes matériels d’une violence en préparation. Elle permet ainsi de prendre les mots au sérieux bien avant le premier coup, sans prétendre prédire son auteur et sa date.
Trois affirmations, trois charges de preuve
Dire qu’un énoncé est antisémite, dire qu’il peut favoriser la violence et dire qu’une attaque se prépare sont trois affirmations différentes, et chacune se paie avec ses propres pièces.
Qualifier un propos demande son verbatim, son raisonnement, sa cible, son contexte et les références qu’il mobilise. On conclut alors que ce propos reprend, ou ne reprend pas, un mécanisme antisémite documenté. On ne conclut rien de plus : ni ce qu’il produira, ni ce que son auteur voulait.
Apprécier une contribution au risque exige d’autres pièces. Qui parle, à qui, avec quelle autorité, dans quel contexte, par quel canal. La conclusion porte sur une configuration et reste graduée : celle-ci rend l’acceptation d’une violence plus ou moins plausible.
Alerter sur une violence en préparation exige encore autre chose : des menaces, des capacités, une organisation, des cibles désignées, des actes déjà commis. Des indices convergents peuvent justifier une alerte. Aucun ne fournit une date ni un auteur.
Cette séparation ferme deux échappatoires à la fois. Elle interdit d’annoncer le meurtre à partir d’une phrase isolée. Elle interdit aussi d’attendre un ordre explicite de tuer alors qu’un environnement discursif lève déjà les inhibitions, fournit les justifications et aide les acteurs à se reconnaître entre eux. Elle sépare enfin l’analyse du discours de la décision juridique : la représentation antisémite se qualifie par son contenu, l’infraction se qualifie selon les textes, les seuils et la procédure pénale.
Les mesures de terrain
La plupart des rapprochements entre paroles et actes sont des corrélations. Quelques travaux ont exploité des variations indépendantes du contenu étudié, par exemple la réception d’une radio liée au relief, l’implantation initiale d’un réseau ou des pannes d’internet. Ils apportent des arguments causaux plus solides, mais toujours dans un lieu, une période et une population précis.
| Terrain | Résultat | Limite à conserver |
|---|---|---|
| Rwanda, 1994 | Une étude de 2014 a estimé que la réception de la RTLM avait accru la participation aux massacres. Une réanalyse de 2024 retrouve une association robuste avec un déclenchement local plus précoce, mais pas avec le niveau total de participation. | Les deux études portent sur une radio qui encourageait et coordonnait la violence pendant un génocide. L’ampleur de son effet sur la participation reste contestée. |
| Allemagne, 2015-2017 | La relation entre les messages hostiles aux réfugiés sur la page Facebook de l’AfD et les agressions était plus forte dans les communes où le réseau était davantage utilisé. Elle disparaissait lors de graves pannes locales d’internet. | Le résultat porte sur un écosystème politique, un média et des violences antiréfugiés. Il ne mesure pas toute expression hostile et les pannes restent un instrument imparfait. |
| États-Unis, campagne de 2016 | Après les primaires, les auteurs estiment une hausse plus forte des crimes antimusulmans dans les comtés où Twitter était davantage utilisé. Dans la même étude, les tweets de Donald Trump sur les musulmans précèdent des hausses de tweets xénophobes, de mentions télévisées des musulmans et d’actes antimusulmans les jours suivants. | L’étude estime des effets moyens et contextuels. Elle n’attribue pas un crime particulier à un message particulier. |
| États-Unis, 2001-2014 | Dans les données du FBI analysées par Ayal Feinberg, les opérations militaires israéliennes et la présence de groupes haineux contribuent à expliquer les variations des incidents antisémites entre États et dans le temps. | L’étude porte sur des agrégats et ne mesure pas directement le discours qui relierait l’événement international à l’acte local. |
Le désaccord sur la RTLM est instructif. L’article de David Yanagizawa-Drott publié en 2014 attribuait à la station environ 51 000 participants, près de 10 % du total estimé dans son jeu de données. La réanalyse de Hollie Nyseth Nzitatira, Trey Billing et Jared Edgerton corrige deux problèmes : la première carte ne couvrait qu’environ deux tiers du pays, et des procès devant les juridictions gacaca avaient été comptés comme autant de participants alors qu’une même personne pouvait avoir plusieurs procès. Ses nouvelles mesures ne retrouvent pas d’association significative avec le niveau total de participation. Elles relient en revanche la couverture à un début plus rapide des violences.
Le résultat révisé est net : la couverture de la radio est liée à un déclenchement local plus précoce ; l’estimation de 51 000 participants supplémentaires ne résiste pas à la correction des données. La preuve change de portée sans disparaître.
Ces quatre terrains ont un point commun : un message agit dans une configuration sociale déjà constituée, par sa portée, sa répétition, l’autorité de sa source, les dispositions de son audience et les possibilités d’action qui s’offrent à elle. Aucun d’eux ne montre une parole produisant seule un acte, et aucun ne montre une parole sans conséquence.
Prudence épistémique : ce qu’on peut tirer d’une pièce
L’écart entre ces terrains se retrouve devant n’importe quel dossier. La question utile n’est pas de savoir si un propos est grave, mais ce que les pièces disponibles permettent d’en dire. Les situations qui suivent ne forment pas les degrés d’une échelle : rien n’oblige un propos à les parcourir, et chacune réclame ses pièces propres au lieu de se déduire de la précédente.
Un propos documenté, avec son énoncé exact, sa date et son support, établit qu’il a été tenu et permet de qualifier son contenu. Le saut abusif serait d’en tirer un risque de violence, ou l’intention de son auteur.
Des reprises observées, citations, republications, adaptations, endossements, établissent que le propos a circulé et trouvé une audience, et sa portée se mesure. Le saut abusif serait de confondre la diffusion avec un effet sur les conduites de cette audience.
Deux séries qui varient ensemble, des propos recensés et des actes recensés, établissent une association dans le temps ou dans l’espace, qui demande une explication. Le saut abusif serait d’y lire une cause, car une même circonstance peut faire monter les deux séries.
Un dessin causal crédible, où le relief, une panne ou une implantation initiale sépare l’exposition du reste, autorise un effet moyen estimé pour cette population, cette période et ce média. Le saut abusif serait de transporter l’estimation ailleurs, ou de rapporter un acte précis à un message précis.
La convergence, enfin, quand un discours, des préparatifs matériels et des actes déjà commis visent la même cible, étaye une alerte sur une violence en préparation et met en cause ceux qui y prennent part dès que des pièces propres l’établissent. Le saut abusif serait de la prendre pour une prédiction, ou de l’étendre à qui n’a fourni que le discours, sans endossement, consigne ni coordination établis.
Cinq registres de preuve restent ainsi séparés et ne se déduisent pas les uns des autres : ce qui est perçu, ce qui est associé, ce qui augmente un risque, ce qui a été observé comme effet, ce qui a été établi comme cause. Une enquête de perceptions mesure des dommages ressentis et non une fréquence d’actes. Une hausse de faits recensés mesure des signalements et non une causalité.
Une conclusion de ce genre se renforce lorsque l’audience est préparée, l’autorité effective, les messages répétés, l’organisation capable d’agir et la hausse des violences documentée. Elle s’affaiblit dès que l’un de ces éléments manque, et elle tombe si la chaîne repose seulement sur une ressemblance de vocabulaire.
Des cadres qui ne répondent pas à la même question
Allport, Stanton et Benesch sont parfois assemblés comme trois versions d’une même théorie. Le cadre d’analyse des Nations unies suffit à montrer ce qui les sépare, parce qu’il donne au discours de haine la place exacte qu’il occupe : un indicateur parmi les capacités, les motifs, les préparatifs et les défaillances institutionnelles.
L’échelle d’Allport distingue cinq expressions d’intensité croissante du préjugé, de la parole hostile à l’extermination, en passant par l’évitement, la discrimination et l’attaque physique. C’est une typologie, pas une loi historique validée par « 515 études ». Ce nombre vient d’une méta-analyse sur les effets du contact entre groupes, un autre aspect de son œuvre. Elle ne dit pas qu’une société ou une personne franchira ces degrés dans cet ordre. Matteo Vergani, Thierno Diallo et Kerry O’Brien ont tenté d’en tirer une échelle de comportements haineux : les réponses obtenues ne reproduisent pas les cinq dimensions, et les auteurs réclament des travaux longitudinaux avant tout usage prédictif.
Le modèle de Stanton repère dix processus fréquents dans les génocides, de la classification au déni, en passant par la discrimination, l’organisation, la polarisation et la persécution. Stanton indique lui-même qu’ils peuvent être simultanés et non linéaires. Le modèle cartographie des processus ; il ne fournit ni date, ni probabilité chiffrée, ni séquence obligatoire.
Le cadre de Benesch, enfin, apprécie qualitativement si un message peut augmenter le risque que son audience tolère ou commette une violence de groupe. Ses éléments sont des questions de contexte, et aucune combinaison n’en produit un score.
Ces cadres convergent pourtant sur un point : une rhétorique inflammatoire devient beaucoup plus préoccupante lorsqu’elle accompagne des moyens d’action, un ciblage, une impunité et des préparatifs observables.
Reconnaître une configuration dangereuse
Le discours dangereux, au sens de Susan Benesch, est une expression qui peut augmenter le risque que son audience accepte ou commette une violence contre les membres d’un autre groupe. La définition porte sur une augmentation du risque, et la causalité d’un acte particulier exige une chaîne de pièces supplémentaire.
Cinq questions font ce travail. Le message présente-t-il le groupe comme une menace grave, justifie-t-il une riposte, appelle-t-il à agir ? L’audience est-elle déjà inquiète, hostile, humiliée ou habituée à la violence contre cette cible ? Le contexte, crise, conflit ou violences antérieures, rend-il le récit plus crédible et l’action plus acceptable ? Le locuteur dispose-t-il d’une autorité particulière sur cette audience ? Le moyen de diffusion donne-t-il au message une portée, une répétition ou une position dominante ?
Benesch décrit aussi des formes récurrentes, notamment la déshumanisation, la contamination du groupe et l’accusation en miroir, par laquelle une cible est présentée comme l’agresseur qui menace déjà de commettre la violence. Leur danger dépend de leur rencontre avec une audience, une autorité, un contexte et des moyens d’action.
Cette réserve compte particulièrement pour l’antisémitisme. Les Juifs ne sont pas toujours décrits comme inférieurs ou impurs. Ils peuvent au contraire être imaginés comme surhumainement puissants, capables de contrôler les gouvernements, les médias, la finance ou même la perception du réel. La violence se raconte alors comme une défense contre une domination cachée. L’inversion victimaire transforme l’agresseur en résistant et la cible en coupable. Un dog whistle peut transmettre cette représentation sans la formuler entièrement.
Une image de parasite, une accusation en miroir ou un récit de domination juive n’acquiert donc sa dangerosité qu’avec la répétition, l’autorité de la source, la réception de l’audience, les actes antérieurs et les capacités disponibles.
Dangerosité et droit ne sont pas synonymes
Le cadre de Benesch sert à prévenir la violence. Il ne décide pas si une infraction est constituée. Pour l’incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence, le Plan d’action de Rabat des Nations unies propose un seuil en six parties : contexte, qualité du locuteur, intention, contenu et forme, étendue de la diffusion, probabilité du dommage, y compris son imminence. La qualification juridique dépend ensuite du droit applicable et d’une juridiction.
Les séries récentes : ce qu’elles montrent, ce qu’elles taisent
Les séries françaises et britanniques décrivent un saut en 2023, puis un niveau qui reste très supérieur à celui de 2022 malgré les baisses observées ensuite en France et en 2024 au Royaume-Uni. Elles mesurent des faits recensés selon les catégories de chaque organisme, pas la totalité des expériences antisémites.
| Année | France, recensements cités par la CNCDH et le ministère | Royaume-Uni, CST |
|---|---|---|
| 2022 | 436 | 1 662 |
| 2023 | 1 676 | 4 298 |
| 2024 | 1 570 | 3 556 |
| 2025 | 1 320 | 3 700 |
Pour la France, le ministère présente son recensement comme une tendance générale, distincte d’une statistique institutionnelle. La CNCDH rappelle que les atteintes racistes sont massivement sous-déclarées. Au Royaume-Uni, le CST n’inclut un signalement que s’il constate une motivation, un langage ou un ciblage antisémite ; ses totaux peuvent être révisés après examen. En 2025, 53 % de ses 3 700 incidents faisaient référence à Israël, à la Palestine, à l’attaque du Hamas ou à la guerre, et comportaient un langage, une motivation ou un ciblage anti-juif. Le thème israélo-palestinien n’est donc pas compté comme antisémite par lui-même.
Ce dossier français et britannique se prête bien à l’exercice des trois affirmations. Il établit la première : pendant une crise internationale, des personnes et des institutions juives ont été davantage visées par des actes qui les tenaient collectivement pour responsables d’événements auxquels elles n’avaient pas pris part. C’est exactement cette substitution de cible que la règle de codage du CST isole, puisqu’elle exige en plus du thème un langage, une motivation ou un ciblage anti-juif.
Il ne suffit pas pour la deuxième. Une hausse de signalements ne dit ni quels discours ont circulé, ni auprès de quelles audiences, ni avec quelle autorité, et aucune de ces séries ne sépare l’exposition du reste comme le fait un dessin causal. Il ne dit rien de la troisième : une alerte sur une violence en préparation se documente sur des menaces, un ciblage, une organisation et des actes, jamais sur un agrégat annuel. Le même dossier fournit donc une conclusion solide, une conclusion à instruire et une conclusion absente, et c’est le cas ordinaire.
La meilleure objection : analyser, est-ce déjà censurer ?
Un outil qui qualifierait tout propos offensant de prélude au massacre servirait aisément à interdire une recherche, une critique politique ou une création. Le risque de surinterdiction est réel. C’est précisément pourquoi Benesch distingue le discours dangereux du simple discours haineux et privilégie les réponses qui réduisent ses effets sans imposer la censure. Le seuil de Rabat réserve de son côté la sanction pénale aux cas les plus graves.
Une accusation d’antisémitisme peut servir à faire taire une critique d’Israël. Ce détournement se démontre sur sa pièce. Critiquer un gouvernement, défendre les droits des Palestiniens ou appeler au boycott vise une politique. Prendre les Juifs pour cibles en raison d’actes attribués à Israël vise un groupe. Le raisonnement et la cible tranchent, pas le camp politique du locuteur.
Le contre-discours peut corriger un fait, rendre un code visible, contester une responsabilité collective, rappeler une norme et soutenir les personnes visées. Les recherches directes sur son efficacité restent cependant peu nombreuses. Il n’existe pas de recette garantissant qu’une réponse fera baisser la diffusion ou convaincra le public.
De l’observation à l’action
Face à un message inquiétant, on peut procéder dans cet ordre :
Conserver la pièce. Archiver l’énoncé intact, sa date, son support, sa portée et les réactions visibles.
Identifier les rôles. Séparer l’auteur, la personne citée, le relais, le média, l’audience et ceux qui endossent le message. Citation, hébergement, approbation, consigne et coordination sont des actes différents. Les reprises explicites établissent les passages de l’un à l’autre. En sens inverse, les actes ou les croyances d’un relais ou d’une audience ne remontent pas au locuteur. Une lecture disculpante retenue sur un énoncé ne s’étend pas davantage aux autres énoncés du même auteur, ni à une conclusion générale sur la personne.
Tester le risque. Examiner le message, le locuteur, l’audience, le contexte et le médium, sans transformer les marqueurs en score mécanique.
Chercher les capacités. Repérer les menaces, le ciblage, l’organisation, l’impunité et les actes déjà commis. Ce sont eux qui séparent une hostilité d’une violence en préparation.
Choisir une réponse. Selon le cas : corriger un fait, contester une norme, soutenir la cible, limiter une amplification, signaler une menace ou saisir les autorités. En France, une menace immédiate appelle le 17 ou le 112. Un contenu public en ligne peut être conservé puis signalé sur PHAROS ; ce signalement ne remplace pas l’appel d’urgence.
Réviser le diagnostic. Chercher ce qui l’infirmerait : absence d’endossement, code mal interprété, audience sans capacité d’action, source falsifiée ou contexte différent.
Pourquoi suivre les mots malgré tout ?
Nous ne cherchons pas à arbitrer toutes les obsessions ni toutes les sottises. Notre objet commence lorsqu’une représentation se transmet, change de vocabulaire sans perdre sa logique, désigne un groupe comme la cause cachée des malheurs et rend sa mise à l’écart, son harcèlement ou son attaque plus concevable.
Des orateurs, des journaux, des partis et des États ont puisé dans cette grammaire, d’une époque et d’un milieu à l’autre, des raisons de discriminer, de chasser et de tuer. Il n’en découle aucune fatalité, et c’est bien ce qui justifie le travail : puisque les mots ne produisent pas seuls la violence, les conditions qui la rendent possible peuvent être identifiées une par une, puis contestées. Suivre les mots ne consiste pas à prédire un coup. Cela consiste à repérer assez tôt l’audience, l’autorité, l’organisation et les moyens qui donneraient à une parole odieuse le pouvoir de devenir autre chose.
Sources
Cadres d’analyse
- Gordon W. Allport, The Nature of Prejudice, 1954. Présentation de l’échelle et de ses usages dans le rapport des National Academies, Measuring Racial Discrimination.
- Thomas F. Pettigrew et Linda R. Tropp, « A Meta-Analytic Test of Intergroup Contact Theory », Journal of Personality and Social Psychology, 2006.
- Matteo Vergani, Thierno Diallo et Kerry O’Brien, « Measuring the Potential for Hateful Behaviours: Development and Validation of the Hate Behaviours Scale », Terrorism and Political Violence, 2025.
- Gregory H. Stanton, « Ten Stages of Genocide », Genocide Watch.
- Susan Benesch, Dangerous Speech: A Practical Guide, Dangerous Speech Project, édition originale 2018, dernière révision 2024.
- Nations unies, Framework of Analysis for Atrocity Crimes, 2014, réimpression 2018.
- Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Plan d’action de Rabat, 2012.
Études empiriques
- David Yanagizawa-Drott, « Propaganda and Conflict: Evidence from the Rwandan Genocide », Quarterly Journal of Economics, 2014.
- Hollie Nyseth Nzitatira, Trey Billing et Jared F. Edgerton, « How Radio Affects Violent Conflict: New Evidence from Rwanda », American Sociological Review, 2024.
- Karsten Müller et Carlo Schwarz, « Fanning the Flames of Hate: Social Media and Hate Crime », Journal of the European Economic Association, 2021.
- Karsten Müller et Carlo Schwarz, « From Hashtag to Hate Crime: Twitter and Antiminority Sentiment », American Economic Journal: Applied Economics, 2023.
- Ayal Feinberg, « Explaining Ethnoreligious Minority Targeting: Variation in U.S. Anti-Semitic Incidents », Perspectives on Politics, 2020.
Données et contre-discours
- CNCDH, rapport 2023 sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, chiffres 2022 et 2023 et limites de déclaration.
- CNCDH, communiqué sur le rapport 2024, chiffre 2024.
- Ministère de l’Intérieur, « Actes antireligieux, tendances 2025 », chiffre 2025 et statut du recensement.
- Community Security Trust, Antisemitic Incidents Report 2025, série britannique révisée et méthode de classement.
- Cathy Buerger, état des recherches sur le contre-discours, Dangerous Speech Project, 2024.