Quand commence-t-on à taper ?
Ce que la recherche établit sur le continuum discours-violences
Du discours à la violence : méthodologie de documentation
Les mots ne tuent pas. Mais les tueurs ont toujours des mots qui les précèdent.
Ce texte pose une question simple : quel est le lien entre ce qu'on dit et ce qu'on fait ? Entre les discours de haine et les passages à l'acte ? Entre le « terreau » et la « récolte » ?
La réponse n'est ni « les mots causent mécaniquement les actes » (c'est faux), ni « les mots n'ont aucun effet » (c'est naïf). Elle est quelque part entre les deux — et c'est précisément cette zone que la recherche a explorée depuis soixante-dix ans.
1. Le problème : ni magie, ni innocence
Deux positions symétriques bloquent la réflexion.
La position « magique » : chaque mot haineux serait une graine qui germe inévitablement en violence. Chaque blague raciste mènerait au pogrom. C'est absurde — et ça conduit à une police du langage aussi inefficace qu'autoritaire.
La position « innocente » : les mots seraient sans conséquence. « Ce ne sont que des paroles. » « Il faut savoir rire de tout. » « Vous voyez le mal partout. » C'est naïf — et ça ignore ce que l'histoire nous apprend sur les violences de masse.
La recherche en psychologie sociale, en études génocidaires et en analyse du discours propose une troisième voie : la relation est probabiliste, pas déterministe. Les mots ne causent pas mécaniquement les actes. Mais ils créent un climat où certains passages à l'acte deviennent statistiquement plus probables.
C'est moins spectaculaire qu'une causalité directe. C'est aussi plus vrai.
2. L'échelle d'Allport : les stades du préjugé
En 1954, le psychologue social Gordon Allport publie The Nature of Prejudice et propose une échelle en cinq stades. Cette échelle est devenue une référence — citée, discutée, affinée, mais jamais vraiment démentie.
| Stade | Nom | Description |
|---|---|---|
| 1 | Antilocution | Expression verbale du préjugé : blagues, stéréotypes, discours hostile |
| 2 | Évitement | Le groupe majoritaire évite le contact avec le groupe cible |
| 3 | Discrimination | Exclusion active : emploi, logement, services, droits |
| 4 | Attaque physique | Violences contre les personnes et les biens |
| 5 | Extermination | Pogrom, nettoyage ethnique, génocide |
Ce que cette échelle dit (et ne dit pas)
Ce qu'elle dit : les stades sont cumulatifs. On ne passe pas du stade 1 au stade 5 sans passer par les intermédiaires. L'extermination n'arrive jamais sans un terreau préalable de discours, d'évitement et de discrimination. Les violences de masse poussent rarement sur un sol vierge.
Ce qu'elle ne dit pas : chaque blague raciste mène au génocide. La plupart des sociétés restent bloquées aux stades 1 ou 2. Le passage aux stades supérieurs dépend de facteurs contextuels — crise économique, instabilité politique, leadership charismatique, effondrement des institutions.
Validation empirique : une méta-analyse couvrant 515 études a confirmé la robustesse du modèle d'Allport. Les stades prédisent effectivement une escalade possible, pas certaine.
3. Les dix étapes de Stanton : anatomie du génocide
Gregory Stanton, fondateur de Genocide Watch et ancien fonctionnaire du Département d'État américain, a affiné l'analyse d'Allport en proposant dix étapes spécifiques au processus génocidaire.
| Étape | Nom | Description |
|---|---|---|
| 1 | Classification | Division en « nous » et « eux » |
| 2 | Symbolisation | Attribution de symboles au groupe cible (étoile jaune, carte d'identité ethnique) |
| 3 | Discrimination | Lois et pratiques excluant le groupe cible |
| 4 | Déshumanisation | Le groupe cible est assimilé à des animaux, des parasites, une maladie |
| 5 | Organisation | L'État ou des milices s'organisent pour la violence |
| 6 | Polarisation | La propagande extrémiste détruit le centre modéré |
| 7 | Préparation | Plans d'extermination, listes de victimes, stockage d'armes |
| 8 | Persécution | Ségrégation, déportation, camps |
| 9 | Extermination | Massacres de masse |
| 10 | Déni | Les auteurs nient les faits, détruisent les preuves, blâment les victimes |
La déshumanisation comme pivot
Stanton identifie l'étape 4 — la déshumanisation — comme le pivot du processus. C'est le moment où les victimes cessent d'être des êtres humains pour devenir de la vermine, des cafards, un cancer, un virus.
Exemples historiques :
- Rwanda (1994) : Radio Mille Collines qualifie les Tutsis d'« inyenzi » (cafards)
- Allemagne nazie : les Juifs sont des « Untermenschen » (sous-hommes), des rats, une infection
- Cambodge (1975-1979) : les « nouveaux peuples » sont des « parasites »
La déshumanisation fonctionne parce qu'elle désactive les inhibitions morales. On ne tue pas un être humain — on élimine un nuisible. On ne commet pas un meurtre — on procède à une désinfection.
Non-linéarité
Stanton insiste : ces étapes ne sont pas linéaires. Plusieurs peuvent opérer simultanément. Une société peut être à l'étape 6 (polarisation) et 3 (discrimination) en même temps. Le modèle décrit des processus parallèles, pas une séquence obligatoire.
Pouvoir prédictif
Le modèle de Stanton a prédit avec succès chaque génocide depuis 1987 :
- Rwanda (1994) : Genocide Watch avait lancé l'alerte cinq ans avant les faits
- Bosnie (1992-1995) : les étapes étaient identifiables dès 1991
- Darfour (2003) : alerte précoce dès 2002
Ce n'est pas de la voyance. C'est de la reconnaissance de schémas (pattern recognition).
4. Le discours dangereux selon Benesch : cinq critères
Susan Benesch, chercheuse au Berkman Klein Center de Harvard et fondatrice du Dangerous Speech Project, apporte une distinction cruciale.
Le problème du « discours de haine »
Le « discours de haine » (hate speech) est trop répandu pour servir d'indicateur utile. Tout le monde en produit ou en consomme à un moment ou un autre — ne serait-ce que passivement, en scrollant sur les réseaux sociaux. Si tout est « discours de haine », le concept perd sa valeur prédictive.
Le discours dangereux
Benesch propose de se concentrer sur le discours dangereux (dangerous speech) : une expression qui augmente la probabilité que son audience tolère ou participe à des violences contre un groupe cible.
La différence est contextuelle. Le même énoncé peut être anodin dans un contexte et dangereux dans un autre. Ce n'est pas le mot qui compte — c'est la configuration.
Les cinq critères
| Critère | Question à se poser |
|---|---|
| 1. Le locuteur | A-t-il une influence sur son audience ? Est-il perçu comme légitime, charismatique, autoritaire ? |
| 2. L'audience | A-t-elle des griefs préexistants contre le groupe cible ? Une histoire de violence ? Une peur exploitable ? |
| 3. Le message | Contient-il des marqueurs spécifiques ? (voir ci-dessous) |
| 4. Le contexte | Y a-t-il une crise économique, politique, sécuritaire ? Une compétition pour les ressources ? Une instabilité institutionnelle ? |
| 5. Le médium | Quelle est la portée du message ? Sa viralité ? Sa persistance ? |
Les marqueurs du discours dangereux
Benesch identifie des marqueurs récurrents dans les discours qui précèdent les violences de masse :
Déshumanisation — Le groupe cible est assimilé à des animaux (cafards, rats, singes), des maladies (cancer, virus, infection), des objets (ordures, déchets).
Accusation en miroir — L'agresseur accuse sa cible de ce qu'il prépare lui-même. « Ils veulent nous exterminer » (dit par ceux qui préparent l'extermination). « Ils contrôlent tout » (dit par ceux qui veulent tout contrôler). Ce retournement permet de présenter la violence comme défensive, donc légitime.
Menace à la pureté — Le groupe cible est présenté comme une souillure, une contamination, un danger pour l'intégrité du groupe dominant (pureté raciale, religieuse, nationale, morale).
Affirmation de mérite — Le groupe cible « mérite » ce qui lui arrive. Il a « provoqué » la réponse. La violence est présentée comme une conséquence naturelle, pas comme un choix.
Appel à l'action — Explicite (« il faut les éliminer ») ou implicite (« quelqu'un devrait faire quelque chose »).
L'accusation en miroir : signal d'alerte majeur
Ce marqueur mérite une attention particulière. C'est le mécanisme par lequel l'agresseur accuse sa cible de ce qu'il prépare lui-même :
- « Ils veulent nous exterminer » → dit par ceux qui préparent l'extermination
- « Ils contrôlent les médias » → dit par ceux qui veulent contrôler le récit
- « Ils sont les vrais racistes » → dit par les racistes
- « Ils préparent un génocide » → dit par ceux qui le commettent
L'accusation en miroir remplit deux fonctions :
- Justification préventive : si « ils » veulent nous détruire, on doit frapper d'abord
- Inversion morale : l'agresseur devient victime, la victime devient agresseur
Quand ce marqueur apparaît de façon systématique, le passage à l'acte est souvent proche. C'est un signal d'alerte majeur.
5. Synthèse : trois modèles, une convergence
| Auteur | Modèle | Idée clé |
|---|---|---|
| Allport (1954) | Échelle en 5 stades | Les stades sont cumulatifs — l'extermination n'arrive jamais sans terreau discursif préalable |
| Stanton (1996) | 10 étapes du génocide | Non linéaire — plusieurs étapes opèrent simultanément ; la déshumanisation est le pivot |
| Benesch (2012) | Discours dangereux | 5 critères contextuels + marqueurs récurrents — ce n'est pas le mot qui compte, c'est la configuration |
Point de convergence : les trois modèles établissent que la violence de masse est précédée par une phase discursive identifiable. Cette phase n'est pas suffisante (il faut d'autres facteurs), mais elle est nécessaire. On n'extermine pas un groupe qu'on n'a pas d'abord déshumanisé.
Implication pratique : si on peut identifier la phase discursive, on peut intervenir avant la phase violente. La prévention est possible — à condition de savoir quoi chercher.
6. Ce que les chiffres montrent
La corrélation conflit/actes antisémites
Les études quantitatives établissent des corrélations robustes entre les événements au Moyen-Orient et les actes antisémites en diaspora.
Étude Feinberg (Texas A&M, 2001-2014) : analyse des données FBI sur les crimes haineux antisémites aux États-Unis. Résultat : augmentation de 33 à 35% pendant les semaines d'opérations militaires israéliennes intenses. Selon Feinberg, « il n'existe pas de facteur plus important pour expliquer la variation des crimes haineux antisémites dans ce pays ».
Données françaises
| Année | Actes antisémites | Évolution | Contexte |
|---|---|---|---|
| 2022 | 436 | — | Référence |
| 2023 | 1 676 | +284% | 7 octobre et guerre à Gaza |
| 2024 | 1 570 | -6% | Niveau historiquement très élevé maintenu |
Source : SPCJ (Service de Protection de la Communauté Juive), données transmises au ministère de l'Intérieur.
Précisions méthodologiques :
- 66% des actes de 2023 ont été commis après le 7 octobre
- Selon la CNCDH, 1 241 actes sur le seul dernier trimestre — soit près des trois quarts du total annuel
Historique des pics :
- 2014 (opération « Bordure protectrice ») : +101%
- 2009 (opération « Plomb durci ») : +78%
- 2000-2002 (Seconde Intifada) : multiplication par 6
Données britanniques
| Année | Incidents | Évolution |
|---|---|---|
| 2022 | 1 662 | — |
| 2023 | 4 103 | +147% |
| 2024 | 3 528 | -14% |
Source : Community Security Trust (CST). 2023 constitue le record historique depuis le début des enregistrements en 1984.
Ce que ces chiffres permettent — et ne permettent pas
Ce qu'ils permettent :
- Établir une association statistique significative entre événements géopolitiques et actes locaux
- Identifier des schémas récurrents (pics prévisibles à chaque escalade)
- Quantifier l'ampleur du phénomène
Ce qu'ils ne permettent pas :
- Établir une causalité directe (« tel discours a causé tel acte »)
- Prédire des actes individuels
- Imputer la responsabilité à des locuteurs spécifiques
Limites méthodologiques :
- Sous-déclaration structurelle (beaucoup de victimes ne portent pas plainte)
- Effets de visibilité (plus d'attention médiatique = plus de signalements)
- Différences de catégorisation entre pays
- Biais de confirmation possible (on cherche ce qu'on s'attend à trouver)
7. Les objections courantes
(Pour un développement plus politique de ces objections, incluant la question de la critique d'Israël, voir le Manifeste.)
« C'est un cas isolé »
Un « cas isolé » qui se répète à chaque conflit au Moyen-Orient, utilise les mêmes formulations depuis des siècles, et cible les mêmes lieux prévisibles (synagogues, écoles juives, commerces identifiés) — c'est un schéma récurrent.
L'objection du « cas isolé » repose sur une illusion d'optique : chaque acte est traité séparément, comme si la répétition était une coïncidence. Mais quand les actes augmentent à des moments prévisibles, utilisent des formulations prévisibles, ciblent des lieux prévisibles — ce n'est plus de l'isolement, c'est de la récurrence.
Et la récurrence, ça se documente.
« Tu exagères, tu es parano »
+284% d'actes antisémites en France en 2023. Record historique au Royaume-Uni. Augmentation systématique à chaque escalade au Moyen-Orient.
Ce n'est pas de la paranoïa. C'est de la documentation.
« Tu instrumentalises l'antisémitisme »
Le sociologue David Hirsh (Goldsmiths, University of London) a donné un nom à ce réflexe : la formule de Livingstone — du nom de Ken Livingstone, ancien maire de Londres, qui répondait systématiquement aux accusations d'antisémitisme en accusant ses critiques d'instrumentalisation pro-israélienne.
La structure est simple : signaler un problème, c'est se faire répondre qu'on invente le problème pour faire taire la critique d'Israël. L'accusation d'antisémitisme serait toujours suspecte, toujours instrumentale, jamais légitime.
C'est une impasse logique. Si chaque signalement est par définition suspect, alors l'antisémitisme devient le seul racisme qu'on ne peut pas documenter. Toute mention devient preuve de mauvaise foi.
Réponse : L'instrumentalisation existe — des acteurs politiques utilisent l'accusation pour délégitimer des critiques légitimes. C'est documenté, c'est réel. Mais ça ne signifie pas que toute accusation est instrumentalisation. La réponse n'est pas de rejeter les signalements a priori — c'est de les examiner factuellement, cas par cas.
« Ça ne me concerne pas »
Les structures discursives qui préparent les violences contre les Juifs ne restent jamais cantonnées aux Juifs. Le complot, la double allégeance, le contrôle occulte — ces schémas sont recyclés contre d'autres groupes selon l'époque et le contexte : musulmans, migrants, LGBTQ+, au choix.
Hannah Arendt, dans Les origines du totalitarisme, montre que l'antisémitisme n'est jamais resté un préjugé ordinaire — il a toujours été le symptôme d'une pathologie sociale plus large. Le canari dans la mine.
Quand le canari meurt, c'est rarement bon signe pour le reste de la mine.
8. Ce qu'on peut faire : intervenir à chaque stade
La bonne nouvelle des modèles Allport/Stanton/Benesch, c'est qu'ils identifient des points d'intervention à chaque étape.
| Stade | Intervention possible |
|---|---|
| Antilocution / Classification | Éducation, contre-discours, déconstruction des stéréotypes |
| Symbolisation | Interdiction des symboles haineux, sensibilisation |
| Discrimination | Lois antidiscrimination, recours juridiques, documentation |
| Déshumanisation | Alerte précoce, pression internationale, sanctions |
| Organisation | Infiltration, démantèlement, poursuites |
| Polarisation | Soutien aux voix modérées, médiation, dialogue |
| Préparation | Intervention militaire ou policière préventive |
| Persécution | Protection des populations, sanctions, intervention |
| Extermination | Intervention d'urgence, poursuites internationales |
| Déni | Documentation, tribunaux, mémoire |
Le contre-discours (Benesch)
Susan Benesch insiste : la réponse au discours dangereux n'est pas (seulement) la répression. C'est le contre-discours (counterspeech) — la parole qui conteste, contextualise, déconstruit.
Le contre-discours fonctionne parce qu'il :
- Rompt l'unanimité apparente (« tout le monde ne pense pas comme ça »)
- Fournit des contre-arguments accessibles
- Réduit la viralité des discours dangereux
- Soutient les cibles et les témoins
La documentation est une forme de contre-discours. Nommer les mécanismes, c'est déjà les affaiblir.
9. En résumé
La relation entre discours et violence n'est ni magique ni innocente. Elle est probabiliste : les mots ne causent pas mécaniquement les actes, mais ils créent un terreau qui rend certains passages à l'acte plus probables.
Trois modèles convergent pour décrire ce mécanisme :
- Allport : les stades du préjugé sont cumulatifs
- Stanton : le processus génocidaire suit des étapes identifiables (non linéaires)
- Benesch : le discours dangereux se reconnaît à des critères contextuels et des marqueurs récurrents
Les données quantitatives confirment des corrélations robustes entre événements géopolitiques et actes antisémites locaux — sans établir de causalité directe individuelle.
L'intervention est possible à chaque stade. Le contre-discours — documentation, déconstruction, contextualisation — est une arme efficace.
Avant chaque pogrom, avant chaque persécution, avant chaque catastrophe, il y a eu des mots. Des blagues. Des stéréotypes. Des accusations. Un terreau discursif qui rend l'impensable pensable, puis acceptable, puis banal.
Documenter ce terreau, ce n'est pas prédire l'avenir. C'est rendre visible ce qui se prépare — pour que ceux qui veulent intervenir puissent le faire avant qu'il soit trop tard.
Sources
Modèles théoriques
- Allport, G. (1954). The Nature of Prejudice. Addison-Wesley.
- Stanton, G. (1996). « The Ten Stages of Genocide ». Genocide Watch. genocidewatch.com
- Benesch, S. (2012). « Dangerous Speech: A Proposal to Prevent Group Violence ». World Policy Institute.
- Benesch, S. (2021). « Dangerous Speech: A Practical Guide ». Dangerous Speech Project. dangerousspeech.org
Études quantitatives
- Feinberg, A. (2019). « Explaining Ethnoreligious Minority Targeting: Variation in U.S. Anti-Semitic Incidents ». Journal of Politics.
- Meta-analyse du modèle d'Allport : Dovidio, J. F. et al. (2010). The SAGE Handbook of Prejudice, Stereotyping and Discrimination.
Données France
- CNCDH, Rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, 2023 et 2024.
- SPCJ, Les chiffres de l'antisémitisme en France, 2023 et 2024.
Données Royaume-Uni
- Community Security Trust (CST), Antisemitic Incidents Report, 2023 et 2024. cst.org.uk
Ouvrages complémentaires
- Arendt, H. (1951). Les origines du totalitarisme. Gallimard (trad. fr. 1972).
- Hirsh, D. (2017). Contemporary Left Antisemitism. Routledge.
- Bandura, A. (2016). Moral Disengagement: How People Do Harm and Live with Themselves. Worth Publishers.
- Kelman, H. (1973). « Violence without Moral Restraint ». Journal of Social Issues.
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Le parcours « Rien que des mots ? » illustre comment un discours vieux de 900 ans continue de précéder les violences.