Tétines et doudous
Ces mots auxquels on s'accroche — et qui finissent par mordre
Objets transitionnels et psychologie du préjugé
« Le mot juste est une arme. Le mot flou est une arme aussi — mais on ne sait plus contre qui. »
Le problème : quand le doudou mord
Certains mots sont des doudous. On les serre, on s'y accroche, ils nous rassurent. Le problème, c'est quand le doudou se met à mordre — et qu'on ne s'en aperçoit pas parce qu'on le tient trop fort.
Un mot ne naît pas dog whistle. Il le devient.
Entre le moment où un terme désigne quelque chose de précis et le moment où il sert à cibler un groupe sans le nommer, il y a un parcours. Ce parcours a des étapes identifiables. Et si on les identifie, on peut intervenir.
Prenons un mot : « génocide ».
C'est un terme juridique précis, créé en 1944 par Raphael Lemkin, codifié par la Convention de 1948. Il désigne des actes commis « dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». C'est un mot utile. Un mot nécessaire. Un mot qui a permis de nommer l'innommable et de le poursuivre pénalement.
Voici ce qui peut lui arriver.
Le mot comme outil — Il décrit, il qualifie, il permet de penser. C'est un concept.
Le mot comme totem — Il devient sacré. Le contester, c'est être suspect.
Le mot comme tétine — Il rassure, il signale l'appartenance. On s'y accroche.
Le mot comme bouclier — Il bloque toute objection. Nuancer = complicité.
Le mot comme arme — Par glissements successifs, il finit par cibler un groupe.
Ce n'est pas une fatalité. C'est un mécanisme. Et un mécanisme, ça se démonte.
1. Le mot comme outil : l'usage descriptif
Un mot-outil, c'est un mot qui travaille. Il découpe le réel, il permet de distinguer une chose d'une autre, il rend possible le raisonnement.
« Génocide » est un mot-outil quand il sert à qualifier juridiquement des faits précis. La Cour internationale de Justice, en janvier 2024, a jugé « plausible » que certains actes commis à Gaza puissent constituer un génocide. C'est une qualification juridique, fondée sur des critères, susceptible d'être débattue, contestée, affinée.
« Apartheid » est un mot-outil quand Amnesty International, Human Rights Watch et B'Tselem l'utilisent pour décrire un système de domination institutionnalisé, en s'appuyant sur la définition du Statut de Rome. On peut contester leur analyse — mais c'est une analyse, pas un slogan.
« Colonialisme » est un mot-outil quand il désigne un rapport de domination territoriale et démographique, avec ses caractéristiques historiques propres.
Ce qui fait un mot-outil
- Il a une définition (juridique, historique, sociologique)
- Il est contestable sur le fond (on peut argumenter contre)
- Il éclaire plus qu'il n'aveugle
- Il appelle une démonstration, pas une adhésion
Le problème commence quand le mot cesse de travailler pour nous et commence à travailler sur nous.
2. Le mot comme totem : la sacralisation
Un mot devient totem quand il passe du registre descriptif au registre sacré.
On ne peut plus le contester sans être suspect. Le mot a cessé de désigner quelque chose — il est quelque chose. Le prononcer, c'est appartenir au bon camp. Le questionner, c'est trahir.
Ernesto Laclau, théoricien du populisme, parle de « signifiants flottants » : des mots suffisamment vagues pour accueillir des sens contradictoires, suffisamment chargés pour mobiliser des affects puissants. « Peuple », « République », « Résistance », « Liberté » — ce sont des signifiants flottants. Tout le monde peut s'en emparer. Personne ne dit la même chose.
« Génocide » devient totem quand il cesse d'être une qualification juridique pour devenir un mot-étendard. On ne l'utilise plus pour décrire — on le brandit pour signaler. « Je dis génocide, donc je suis du bon côté. »
Le mécanisme de la sacralisation
Mot-outil
« La CIJ examine si les actes commis à Gaza constituent un génocide au sens de la Convention de 1948. »
Mot-totem
« C'est un génocide, point. Qui le nie est complice. »
La différence n'est pas dans le mot — c'est dans ce qu'on en fait. Le mot-outil ouvre une enquête. Le mot-totem la ferme.
Pourquoi ça marche
Le totem fonctionne parce qu'il répond à un besoin réel : celui de nommer l'horreur, de ne pas rester muet face à l'inacceptable. Ce besoin est légitime. Le problème, c'est quand le mot devient plus important que ce qu'il désigne — quand on se bat pour le mot au lieu de se battre contre ce qu'il nomme.
3. Le mot comme tétine : le réconfort identitaire
C'est ici que l'analyse se complique — parce qu'elle nous concerne tous.
Une tétine, un doudou — tout le monde sait ce que c'est. Ça calme, ça rassure, ça permet de supporter l'angoisse. Mais ça ne nourrit pas. Ça ne résout rien. C'est un substitut.
Pourquoi « tétines et doudous » ?
Les rhétoriciens ont leurs termes. Richard Weaver parle de god terms — des mots sacrés qu'on ne peut critiquer sans paraître s'opposer au Bien lui-même (The Ethics of Rhetoric, 1953). Robert Jay Lifton parle de thought-terminating clichés — des formules qui ferment le débat (Thought Reform and the Psychology of Totalism, 1961). Alice Krieg-Planque parle de formules — des expressions qui cristallisent les enjeux politiques et deviennent des passages obligés (La notion de « formule » en analyse du discours, 2009).
Chaque concept capture une partie du mécanisme :
- God terms : la sacralité, l'impossibilité de critiquer
- Thought-terminating clichés : la clôture du débat
- Formules : la cristallisation politique
Aucun ne capture l'essentiel : pourquoi on y tient si fort, pourquoi les lâcher fait si peur.
On s'est dit qu'en français, le terme nommait ce que les autres contournaient : l'attachement affectif, le réconfort, la difficulté à lâcher prise, qu'on ne tient pas parce que ça fait sens mais parce que bon an mal an, elle rassure.
Un mot devient tétine quand on s'y accroche non pour ce qu'il éclaire, mais pour ce qu'il procure : un sentiment d'appartenance, une prise sur le réel, une réponse à l'angoisse.
Pourquoi ça marche (et pourquoi c'est dangereux)
Quand je vois des images d'enfants déchiquetés, j'ai deux options.
Option 1 : le monde est horrible. Il y a des massacres partout — au Soudan, en Birmanie, au Yémen, en Éthiopie, en Ukraine, à Gaza. Des millions de morts. Une cruauté sans visage, sans sujet, sans prise. C'est le désespoir. Je ne peux rien faire. Je suis impuissant face à l'horreur du monde.
Option 2 : les sionistes commettent un génocide. L'horreur a un nom. Elle a un sujet. Elle a une cause identifiable. Ce n'est plus le monde qui est horrible — ce sont eux. Et contre eux, je peux quelque chose. Je peux manifester, boycotter, interpeller, dénoncer. Ma colère a une cible. C'est quand même moins passif que le désespoir.
Le mot-tétine, c'est ça. Il transforme l'angoisse diffuse en colère canalisée. Il personnifie l'abstraction. Il donne un ennemi.
Le problème, c'est que c'est dangereux.
Une réalité simplifiée, ça soulage — mais ça empouvoirise contre un ennemi désigné. Le mot ne se contente pas de nommer : il mobilise. Et une fois qu'on a désigné l'ennemi, la pente vers le ciblage est courte.
Rationnellement, ça ne tient pas. Des horreurs identiques, il y en a beaucoup d'autres au même moment. Pourquoi celle-ci et pas les autres ? Pourquoi « génocide » ici et silence là-bas ? Mais la tétine n'est pas rationnelle — elle est fonctionnelle. Elle répond à un besoin. Et c'est précisément parce qu'elle répond à un besoin qu'elle est si difficile à lâcher.
Indices d'un usage-tétine
- Le mot revient sans qu'on ressente le besoin de le définir
- Le prononcer compte autant ou plus que ce qu'il désigne
- Demander une précision semble suspect ou déplacé
- Dire le mot donne le sentiment d'avoir agi
- On note qui le dit et qui ne le dit pas — et ne pas le dire suffit à devenir suspect
C'est le test ultime : si la tétine n'est pas là, ça crie.
Ne pas dire « génocide » suffit à être traité de « génocidaire ». L'absence du mot déclenche l'accusation. C'est la logique du mot de passe : il faut le prononcer pour prouver qu'on est du bon côté. Mais le mot de passe ne donne pas la vertu — il donne seulement la reconnaissance. On n'a rien compris de plus, rien fait de plus. On a juste été admis.
La fonction du mot-tétine
Le mot-tétine remplit une fonction psychologique : il réduit l'angoisse face à une situation complexe, douloureuse, où l'on se sent impuissant.
Gaza, c'est une catastrophe humanitaire. Des dizaines de milliers de morts. Des enfants sous les décombres. Une population piégée. Face à ça, on se sent minuscule. On ne peut rien faire. Alors on fait la seule chose qu'on peut faire : on dit le mot. Et le mot, en étant dit, donne l'impression d'avoir fait quelque chose.
C'est humain. C'est compréhensible. Mais c'est un piège.
Parce que le mot-tétine tient lieu d'analyse. Pourquoi explorer les dynamiques du conflit, les responsabilités multiples, les leviers d'action possibles — quand on a LE mot ? Le mot semble suffire. Il donne l'impression d'avoir compris. D'avoir pris position. D'avoir agi.
Le test de la tétine
Est-ce que ce mot fonctionne comme une tétine ?
1. Est-ce que je pourrais définir ce mot précisément si on me le demandait ?
2. Est-ce que je serais capable d'entendre un argument contraire sans m'offusquer ?
3. Est-ce que le mot m'aide à penser ou m'en dispense ?
4. Le mot comme bouclier : le blocage de la critique
Un mot devient bouclier quand il sert à clore le débat avant qu'il commence.
Le mécanisme est simple : toute objection au mot devient complicité avec ce que le mot dénonce.
- Nuancer « génocide » = nier les morts
- Questionner « apartheid » = défendre l'occupation
- Préciser « colonialisme » = être du côté des colons
Le bouclier transforme une question de fait (« est-ce que ça correspond à la définition ? ») en question morale (« es-tu du bon côté ? »). Et comme personne ne veut être du mauvais côté, tout le monde se tait.
La logique du bouclier
- Le mot désigne un crime
- Contester le mot = contester le crime
- Contester le crime = le nier
- Nier le crime = en être complice
- Donc : contester le mot = être complice
Conclusion : le mot est incontestable.
C'est un sophisme, évidemment. Demander si le terme « génocide » s'applique juridiquement à une situation, ce n'est pas nier les morts. C'est chercher le mot juste. Mais le bouclier rend cette distinction impossible — parce que le bouclier a besoin que le mot soit incontestable.
Le paradoxe du bouclier
Plus le mot est important, plus il devrait être manié avec précaution. Si « génocide » est le crime des crimes, alors l'appliquer à tort banalise les génocides réels. C'est précisément parce que le mot compte qu'il faut s'assurer qu'on l'utilise correctement.
Le bouclier inverse cette logique : parce que le mot compte, on ne peut pas le questionner. Le résultat, c'est que le mot perd sa précision — et donc son pouvoir.
5. Le mot comme arme : le glissement vers le ciblage
C'est ici que le mot achève sa transformation.
Un mot devient dog whistle quand il permet de cibler un groupe par une série de glissements, chacun défendable isolément, mais dont l'enchaînement produit un effet de ciblage ethnique.
La chaîne des équivalences
Observons le mécanisme :
« Génocide » — Qualification d'un crime de masse. Légitime comme question juridique.
« Les génocidaires » — Personnification. On passe d'un crime à des criminels. Qui sont-ils ?
« Les sionistes » — Première équivalence. Les génocidaires = les sionistes. (Sous-entendu : tous les sionistes sont complices.)
« Les Juifs » — Glissement final. Dans l'usage, « sioniste » devient un substitut de « Juif » — avec dénégation plausible.
Chaque étape est « défendable » :
- « Je critique un crime, pas un groupe »
- « Je vise les responsables, pas les innocents »
- « Sioniste ≠ Juif, c'est une position politique »
Mais l'enchaînement produit un effet prévisible : le ciblage des Juifs comme groupe.
Les indices du glissement
Quand le mot a glissé
- Élargissement : le mot s'applique à de plus en plus de gens (d'abord les dirigeants, puis l'armée, puis les citoyens, puis « les sionistes », puis...)
- Personnification : on passe du crime aux criminels, du système aux personnes
- Essentialisation : les « génocidaires » deviennent un groupe stable, pas des individus ayant commis des actes
- Contagion : la culpabilité s'étend par association (avoir un drapeau, être allé en Israël, avoir de la famille là-bas...)
- Ciblage local : le mot finit par viser des gens qui n'ont aucun lien avec le crime initial (Juifs français, synagogues, écoles juives)
Le cas d'école : de Gaza à Crépol
En novembre 2023, un adolescent est tué à Crépol (Drôme) lors d'une rixe. L'extrême droite s'empare de l'affaire, parle d'« ensauvagement », de « racailles », de « grand remplacement ». Le lien avec l'immigration est martelé avant même l'enquête.
Le mécanisme est le même :
- Un fait (un meurtre)
- Une montée en généralité (« l'ensauvagement »)
- Une personnification (« les racailles »)
- Une équivalence (racailles = immigrés)
- Un ciblage (les Arabes, les Musulmans)
L'antisémitisme post-7 octobre suit exactement la même structure :
- Un fait (la guerre à Gaza)
- Une montée en généralité (« le génocide »)
- Une personnification (« les génocidaires »)
- Une équivalence (génocidaires = sionistes)
- Un ciblage (les Juifs)
Ce n'est pas une spécificité antisémite. C'est un mécanisme de ciblage qui fonctionne toujours de la même façon.
6. Le lexique : d'autres mots, même trajectoire
Le mécanisme n'est pas propre à « génocide ». Plusieurs mots suivent la même trajectoire.
| Mot | Usage outil | Usage totem/tétine | Glissement vers ciblage |
|---|---|---|---|
| Génocide | Qualification juridique (CIJ) | Mot-étendard, signale l'appartenance | Génocidaires → sionistes → Juifs |
| Apartheid | Système institutionnalisé (Amnesty, HRW) | Équivalence Israël = Afrique du Sud | État d'apartheid → peuple d'apartheid → Juifs complices |
| Colonialisme | Rapport de domination territoriale | Grille de lecture totale | Colons → sionistes → Juifs « blancs » |
| Résistance | Opposition à l'occupation | Légitimation de tout acte « contre » | Résistance → Hamas → « par tous les moyens » → 7 octobre « légitime » |
| Lobby | Groupe de pression (quand il en est un) | Pouvoir occulte, contrôle caché | Le lobby → le lobby sioniste → le lobby juif → « ils » contrôlent tout |
Le cas « résistance »
Le mot « résistance » mérite une attention particulière.
C'est un mot chargé — en France, il évoque les maquisards, Jean Moulin, le CNR. Il est sacré. Et c'est précisément ce qui en fait un vecteur redoutable.
Quand le Hamas est qualifié de « résistance », le mot transfère son prestige. On n'évalue plus les actes — on les absout par le mot. Si c'est de la résistance, c'est légitime. La discussion est close.
Le glissement :
- Résistance = opposition légitime à l'occupation
- → Le Hamas « résiste »
- → Le 7 octobre est un « acte de résistance »
- → Les victimes étaient des « colons » (donc des cibles légitimes)
- → Critiquer le 7 octobre = être contre la résistance = être pro-occupation
Chaque étape est « défendable ». L'ensemble est une machine à légitimer le massacre de civils.
7. Comment ça s'arrête
Le mécanisme n'est pas une fatalité. Il peut être interrompu à chaque étape.
Au stade totem : revenir au sens
Quand un mot devient totem, la réponse est de lui rendre sa définition.
Quels éléments de la Convention de 1948 sont réunis ? L'intention de détruire le groupe — comment la démontre-t-on ? Ce sont des questions techniques, pas des esquives. C'est le minimum pour que le mot travaille au lieu de signaler.
Au stade tétine : nommer la fonction
Quand un mot fonctionne comme tétine, la réponse est de rendre visible ce qu'il fait.
Le mot aide-t-il à comprendre ce qui se passe, ou dispense-t-il de comprendre ? Ouvre-t-il une réflexion, ou la ferme-t-il ? La question n'est pas rhétorique — c'est un vrai critère.
Au stade bouclier : refuser l'équivalence
Quand un mot sert de bouclier, la réponse est de distinguer les niveaux.
Demander si un terme s'applique juridiquement, ce n'est pas nier les faits qu'il désigne. Questionner une qualification, ce n'est pas excuser un crime. Quand toute question devient complicité, le mot a cessé d'être un concept — il est devenu un test de loyauté.
Au stade dog whistle : nommer le glissement
Quand le mot a glissé vers le ciblage, la réponse est de rendre visible la chaîne des équivalences.
De « génocide » à « génocidaires » à « sionistes » : à chaque étape, le groupe ciblé s'élargit. Quand « sioniste » finit par désigner n'importe quel Juif qui n'a pas explicitement condamné, on a reconstruit le vieux schéma de la culpabilité collective. Nommer cette chaîne, c'est déjà la fragiliser.
8. Ce qu'on ne dit pas
Précisions nécessaires
Ce texte ne dit pas que :
- Critiquer Israël est antisémite
- Le mot « génocide » est toujours inapproprié
- Ceux qui utilisent ces mots sont des antisémites
- Il ne faut pas nommer les crimes
Ce texte dit que :
- Un mot peut changer de fonction
- Ce changement suit des étapes identifiables
- Le même mot peut être outil ou arme selon l'usage
- On peut intervenir à chaque étape du glissement
- Nommer le mécanisme, c'est déjà l'affaiblir
9. En résumé
Un mot traverse cinq stades possibles :
| Stade | Fonction | Signe | Réponse |
|---|---|---|---|
| Outil | Décrire, qualifier, penser | Définition, argumentation | Pas de problème |
| Totem | Sacraliser, rendre intouchable | Contester = suspect | Revenir au sens |
| Tétine | Réconforter, signaler l'appartenance | L'absence du mot déclenche l'hostilité | Rendre visible la fonction |
| Bouclier | Bloquer la critique | Toute question = complicité | Distinguer les niveaux |
| Arme | Cibler un groupe | Chaîne d'équivalences | Nommer le glissement |
Le mot ne naît pas arme. Il le devient. Et s'il le devient, c'est qu'on peut l'arrêter en chemin.
Sources
Sur les signifiants flottants
- Laclau, Ernesto (2005). La raison populiste. Seuil.
Sur la qualification de génocide
- Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948). Nations Unies.
- Cour internationale de Justice (2024). Ordonnance du 26 janvier, Afrique du Sud c. Israël.
Sur la qualification d'apartheid
- Amnesty International (2022). « Israel's Apartheid Against Palestinians ».
- Human Rights Watch (2021). « A Threshold Crossed ».
- B'Tselem (2021). « A Regime of Jewish Supremacy ».
Sur les mécanismes du langage
- Saul, Jennifer (2018). « Dogwhistles, Political Manipulation, and Philosophy of Language ». Oxford Studies in Philosophy of Language.
- Stanley, Jason (2015). How Propaganda Works. Princeton University Press.
Sur le désaveu (« je sais bien, mais quand même »)
- Mannoni, Octave (1969). « Je sais bien, mais quand même... ». In Clefs pour l'Imaginaire. Seuil. [Analyse philosophique du mécanisme de croyance maintenue malgré le savoir contraire.]
Dernière mise à jour : décembre 2025 — Dossier de l'Observatoire Doykayt