Dog whistles et codes de l'antisémitisme
Comment véhiculer la haine en sifflotant — et comment s'en apercevoir
Les signaux codés de l'antisémitisme en ligne
« L'antisémitisme est le socialisme des imbéciles. » — Ferdinand Kronawetter (parfois attribué à Bebel)
Le principe : parler sans dire
Un dog whistle — littéralement « sifflet pour chiens » — c'est un message à double fond. La surface est lisse, acceptable, parfois même progressiste. En dessous, il y a autre chose. Ceux qui savent, savent. Les autres n'entendent rien.
C'est le kit mains-libres de l'antisémitisme. Tu peux conduire ta conversation tranquille, personne ne voit que tu téléphones.
Deux types de codes :
-
Le code ouvert : tout le monde sait que c'est un code, sauf les modérateurs. Les triple parenthèses
((()))en sont l'exemple type. Si tu sais, tu sais. Si tu ne sais pas, tu vois juste de la ponctuation bizarre. -
Le code couvert : personne ne sait consciemment que c'est un code — même pas celui qui l'utilise. Le mot « mondialiste » active des représentations antisémites sans que le locuteur ait besoin de le vouloir. C'est plus vicieux, et c'est plus courant.
Conséquence : les dog whistles ne créent pas l'antisémitisme. Ils activent des attitudes qui sont déjà là, en sommeil. C'est pour ça qu'ils marchent si bien sur des gens qui se pensent sincèrement antiracistes.
La dénégation plausible : le bouclier parfait
Quand quelqu'un critique un propos antisémite codé, le locuteur peut toujours répondre : « Ce n'est pas ce que j'ai dit. » C'est ce que la philosophe Jennifer Saul appelle la plausible deniability — la dénégation plausible.
Le mécanisme est redoutable : tu ne peux jamais prouver l'intention. Le mot « mondialiste » peut désigner une position économique, une vision géopolitique, ou — et c'est là que ça se complique — servir de substitut à « Juif » sans que le locuteur ait à l'assumer.
Le test : ce n'est pas l'intention qui compte, mais l'effet. Un mot qui fonctionne comme un code antisémite — qui active les mêmes représentations, mobilise les mêmes affects — est un code antisémite, que le locuteur le veuille ou non.
Les mots-totems : pourquoi les mots sacrés font les meilleurs codes
Tu pourrais croire que les dog whistles efficaces sont les codes obscurs — les triple parenthèses, les émojis détournés, les acronymes néonazis.
C'est vrai pour les espaces militants fermés. Mais les codes qui circulent le plus largement ne sont pas obscurs du tout. Ce sont des mots que tout le monde connaît. Des mots qu'on n'ose pas critiquer. Ce que Laclau appelle des « signifiants flottants » — des mots-totems qui peuvent accueillir des contenus très différents selon qui les prononce.
« Laïcité. » « République. » « Anticapitalisme. » « Résistance. »
Ces mots sont sacrés. Les attaquer, c'est s'exposer à l'accusation de trahir ce qu'ils représentent. Et c'est précisément ce qui en fait des véhicules parfaits.
Le mécanisme en trois temps
Le mot est intouchable
Tu ne peux pas le critiquer sans passer pour un ennemi de la valeur qu'il nomme. Jean Baubérot, historien de la laïcité, a passé vingt ans à expliquer que la « nouvelle laïcité » trahissait l'esprit de 1905. Résultat ? On l'accuse d'être « contre la laïcité ».
Le mot est flou
Il peut vouloir dire des choses très différentes selon qui l'utilise. « Anticapitalisme » peut désigner une critique systémique des rapports de production — ou une dénonciation des « banquiers cosmopolites ». Même mot, deux univers.
La critique est bloquée
Si tu dis « cette version de l'anticapitalisme recycle des tropes antisémites », on te répond : « Quoi, tu défends les banquiers ? » La dénégation plausible protège le glissement.
Le cas d'école : « République » dans le débat français
En 2023, Mots. Les langages du politique publie un numéro spécial : "La République au-delà du slogan". Constat des chercheurs : le mot peut « dire tout et son contraire ».
- Dans le discours de Valérie Pécresse, République = ordre, autorité, fermeté.
- Dans celui de Mélenchon, République = solidarité, services publics, entraide.
- Dans celui du RN, République = identité française, assimilation, "chez nous".
Tout le monde se réclame de la République. Personne ne dit la même chose. Et personne ne peut être accusé de mentir — parce que le mot est assez flou pour contenir tout ça.
C'est précisément cette combinaison — sacralité + flou — qui fait du mot un véhicule idéal pour les messages qu'on ne peut pas dire autrement.
(Pour comprendre comment un mot passe de totem à tétine à dog whistle — et comment « génocide » devient « génocidaires » devient « sionistes » devient « Juifs » — voir Tétines et doudous.)
L'anticapitalisme tronqué : le piège Postone
C'est ici que ça devient inconfortable pour la gauche.
L'historien marxiste Moishe Postone a montré que l'antisémitisme moderne fonctionne comme une critique fétichisée du capitalisme : on s'attaque à la finance (abstraite, « juive ») en épargnant la production (concrète, « nationale »). On personnifie le système au lieu de l'analyser.
Critique systémique
Le problème, c'est le capital comme rapport social — l'exploitation du travail, l'accumulation, la marchandisation.
Critique fétichisée
Le problème, ce sont « les banquiers », « la finance », « ceux qui manipulent l'économie » — des personnes concrètes qu'on peut désigner.
(Pour l'analyse complète de ce mécanisme — histoire, exemples, tests — voir Le confusionnisme, section 5.)
Le « faisceau d'indices » : comment identifier sans accuser
Un dog whistle isolé ne prouve rien. « Mondialiste » peut être innocent. « Critique d'Israël » est souvent légitime. « Rothschild » peut désigner... un ancien employeur.
Ce qui compte, c'est le faisceau : l'accumulation d'indices qui, ensemble, dessinent un pattern.
Les sept indices
- Répétition ciblée — Le même mot revient, toujours pour des personnes juives
- Parenté lexicale — « mondialiste », « cosmopolite », « apatride » dans le même texte
- Généalogie suspecte — Invoquer Rothschild pour Macron, jamais Arnault ou Bolloré
- Iconographie chargée — Marionnettiste, pieuvre, nez crochu, coffre-fort
- Questions rhétoriques — « Qui ? », « À qui profite ? », « Vous savez très bien »
- Glissements pronominaux — « ils », « eux », « certains », sans jamais nommer
- Contexte énonciatif — Qui partage ? Dans quel espace ? Avec quelles réactions ?
Un seul indice : vigilance. Trois indices : motif. Cinq indices : pattern caractérisé.
Le test de substitution
Remplace « les sionistes » par « les Juifs ». Si ça devient abject, ce n'est pas « juste un malentendu ».
Nuance importante : ce test ne dit pas que « sioniste » = « juif ». Il dit : si la phrase ne tient que parce qu'on a remplacé « juif » par « sioniste », alors le mot sert de couverture, pas de précision.
Exemples :
- « Les sionistes contrôlent les médias » → « Les Juifs contrôlent les médias » = trope classique
- « Le gouvernement sioniste a bombardé Gaza » → « Le gouvernement juif a bombardé Gaza » = absurde (c'est un gouvernement, pas un groupe ethnique) — donc « sioniste » est ici descriptif, pas un code
Le lexique : codes ouverts et codes couverts
Les codes francophones (fachosphère française)
La fachosphère française a développé son propre vocabulaire pour contourner la modération et se reconnaître entre initiés.
| Code | Signification | Mécanisme |
|---|---|---|
| « Suif » | Juifs | Proximité phonétique (suif = graisse animale) |
| « Arbre » 🌳 | Arabes | Proximité phonétique (« arbre »/« arabe ») |
| « Noix » 🥜 | Noirs | Proximité phonétique |
| « Chances pour la France » / CPF | Personnes noires et arabes | Ironie (« ils nous enrichissent ») |
| « Suédois » | Personnes noires et arabes | Substitution absurde pour éviter la censure |
| « Tout le monde sait » | Imputer les crimes aux personnes d'origine maghrébine | Sous-entendu avec dénégation plausible |
| « Dragons célestes » | Juifs | Référence à One Piece (riches, intouchables, manipulateurs) |
| « Larry la chance » | Complotisme antisémite 11-Septembre | Mème du 18-25 avec Larry Silverstein |
| « Qui ? » | Juifs (sous-entendu) | Question rhétorique contenant sa réponse (affaire Fristot, 2021) |
| La quenelle | Geste antisémite | Signe de reconnaissance (Dieudonné, 2009) |
Contexte : Ces codes circulent principalement sur le forum 18-25 de jeuxvideo.com, sur X (ex-Twitter) et dans les commentaires YouTube. Selon StreetPress et France Info, ces termes permettent à la fois de « contourner les algorithmes des réseaux sociaux » et d'« éviter des propos pénalement répréhensibles ».
Codes anglophones : L'alt-right américaine utilise également ses propres codes : les triple parenthèses (((nom))) pour marquer une cible comme juive, « Early life » pour vérifier la judéité sur Wikipédia, « 88 » ou « HH » pour « Heil Hitler », ou encore « that Austrian painter » pour désigner Hitler.
Les emojis antisémites
Selon une étude de CyberWell et les travaux de la chercheuse Katharina Soemer (Indiana University), les emojis permettent de « distiller des messages de haine tout en passant sous les radars de la modération ».
| Emoji | Signification codée |
|---|---|
| 🧃 (juice box) | « Jews » — contournement phonétique anglais |
| 🐀🐷🐒 (rat, cochon, singe) | Déshumanisation des Juifs |
| 😈👿👹 (démons) | Juifs comme « mal absolu » |
| 👃 (nez) | Stéréotype du « nez crochu » |
| 🍪 (biscuit) | Référence aux fours crématoires |
| 🚿 (douche) | Référence aux chambres à gaz |
| ⚡⚡ | Sigle SS |
| 🎨 (palette/peintre) | Hitler (« artiste raté de Vienne ») |
Les codes couverts (même le locuteur peut l'ignorer)
| Mot | Généalogie | Danger |
|---|---|---|
| Mondialiste | « Cosmopolite sans racines » (URSS 1948) | Substitut acceptable de « Juif » |
| Rothschild | XIXe siècle, Drumont | Synecdoque du « pouvoir juif » |
| Soros | Alt-right US, années 2010 | Version actualisée de Rothschild |
| Lobby / « Ils » | Protocoles des Sages de Sion | Pouvoir occulte sans nom |
| « Sioniste » (comme insulte) | Glissement contemporain | Substitut de « Juif » avec alibi politique |
Le cas « sioniste »
Cas compliqué qui mérite qu'on s'y arrête.
« Sioniste » a un sens politique précis : partisan d'un État juif en Palestine. C'est une position politique, qu'on peut soutenir, critiquer, ou rejeter — comme toute position politique.
Mais dans certains usages, c'est devenu un substitut direct de « Juif » — avec la dénégation plausible en prime.
Test : Est-ce que la personne visée a un lien avec Israël ou le sionisme politique ? Ou est-ce qu'elle est juste... juive ?
Quand Finkielkraut se fait insulter de « sale sioniste » par des Gilets jaunes (février 2019), ce n'est pas une critique de ses positions sur Israël. C'est une insulte antisémite avec alibi politique. Finkielkraut ne parlait pas d'Israël à ce moment-là. Il marchait dans la rue.
Ce qui n'est PAS un dog whistle
Cette section est cruciale. Parce que l'accusation de dog whistle peut elle-même être instrumentalisée pour faire taire des critiques légitimes.
Ce qui n'est PAS antisémite
- Critiquer la politique du gouvernement israélien — colonisation, occupation, bombardements de Gaza, politique envers les Palestiniens. On critique bien Poutine sans être russophobe.
- S'opposer au sionisme comme projet politique — c'est une position politique, partagée historiquement par une partie significative des Juifs eux-mêmes. Le Bund s'opposait au sionisme. Des organisations juives antisionistes existent aujourd'hui.
- Utiliser le mot « lobby » pour une organisation qui en est une — l'AIPAC américain se définit lui-même comme un lobby. En revanche, en France, le CRIF n'est pas un lobby : c'est un conseil représentatif communautaire. L'appeler « lobby » est un dog whistle.
- Dire que certains milliardaires ont trop de pouvoir — c'est une critique de classe, pas d'ethnie.
- Nommer des personnes juives dans une critique — si la critique porte sur leurs actes et pas sur leur judéité.
Ce qui EST un dog whistle
- Utiliser « sioniste » comme synonyme de « Juif » — quand la personne visée n'a aucun lien avec Israël ou le mouvement sioniste.
- Parler de « lobby » en suggérant un contrôle occulte — non pas un groupe de pression parmi d'autres, mais le pouvoir caché.
- Lister des noms « à consonance juive » pour suggérer un complot — le fameux « Qui ? » avec la liste des suspects.
- Utiliser « cosmopolite », « mondialiste », « apatride » pour désigner des personnes juives — des mots qui ont une histoire.
- Faire porter à « les Juifs » la responsabilité des actes d'Israël — vandaliser une synagogue française après un bombardement à Gaza, par exemple.
Le test en trois questions
1. Est-ce que cette critique serait formulée de la même manière si la personne visée n'était pas juive ?
2. Est-ce que je fais porter à « les Juifs » la responsabilité des actes d'individus ou d'un État ?
3. Est-ce que le même mot, le même argument revient systématiquement quand il s'agit de personnes juives — et pas dans d'autres contextes ?
Les mêmes mécanismes, d'autres cibles
Les dog whistles ne sont pas une spécialité antisémite. Le même mécanisme — mot-totem + plasticité + blocage de la critique — sert contre d'autres groupes.
Contre les musulmans
« Laïcité » (dans son usage identitaire) : La transformation est documentée par Joan Scott, Jean Baubérot, Cécile Laborde. Le glissement : neutralité de l'État → neutralité exigée des citoyens → invisibilisation des musulmans pratiquants.
« Communautarisme » → « Séparatisme » : Glissement opéré sous Macron (2020). Le mot suggère une sécession, une menace existentielle.
Contre les populations racisées
« Ensauvagement » : Aimé Césaire l'utilisait pour décrire la brutalité coloniale. Réinvesti par Obertone puis Darmanin dans un sens opposé.
Codes phonétiques et emojis : La fachosphère utilise les mêmes techniques de contournement que pour l'antisémitisme. Voir plus haut : « arbre » 🌳 pour Arabe, « noix » 🥜 pour Noir, « CPF » ou « Suédois » pour désigner les personnes noires et arabes.
Le point commun
Dans tous les cas, le dog whistle :
- Désigne un groupe sans le nommer explicitement
- Permet la dénégation (« ce n'est pas ce que j'ai voulu dire »)
- Contourne la modération et/ou la loi
- Crée une communauté d'initiés qui « comprennent »
Certains dog whistles (« mondialiste », « lobby ») attribuent en plus un pouvoir occulte au groupe visé. D'autres (« arbre », « suif ») servent uniquement à éviter la censure.
L'antisémitisme n'est pas un cas à part. C'est une variante — la plus ancienne, la plus élaborée — d'un mécanisme qui vise toujours les mêmes fonctions : diviser, désigner un ennemi intérieur, détourner la colère sociale.
Pourquoi ça nous concerne : la perspective bundiste
Le Bund (Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, Pologne et Russie, fondé en 1897) a toujours combattu l'antisémitisme comme partie intégrante de la lutte des classes — pas comme une cause séparée.
L'analyse bundiste : l'antisémitisme est un outil de la réaction. Il sert à :
- Détourner la colère sociale légitime vers un bouc émissaire
- Diviser la classe ouvrière (Juifs contre non-Juifs)
- Protéger les vrais responsables de l'exploitation
Quand un ouvrier en colère contre sa condition cible « les Rothschild » plutôt que le système capitaliste, il fait le travail de ses exploiteurs. C'est le sens de la formule « le socialisme des imbéciles ».
Le piège spécifique à gauche
Le plus dur à admettre : nos propres mots-totems peuvent servir de véhicules.
« Anticapitalisme », « anti-impérialisme », « antiracisme » — on y tient, on ne veut pas les voir souillés. Et c'est précisément cet attachement qui nous rend vulnérables.
Quand quelqu'un utilise le vocabulaire de la gauche pour faire passer des contenus antisémites, on a deux réactions possibles :
- Nier le problème (« c'est juste de l'anticapitalisme »)
- Abandonner le terrain (« si anticapitalisme = antisémitisme, alors je ne suis plus anticapitaliste »)
Les deux sont des erreurs. La bonne réponse, c'est de défendre nos mots contre ceux qui les instrumentalisent. Dire : « Non, l'anticapitalisme ce n'est pas ça. Non, la critique d'Israël ce n'est pas ça. Et si tu fais passer ça pour ça, tu n'es pas des nôtres. »
Ce que ça implique concrètement
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On ne combat pas l'antisémitisme pour défendre « les Juifs » comme groupe abstrait. On le combat parce qu'il divise et parce qu'il sert la réaction.
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On ne sépare pas l'antisémitisme des autres racismes. Les mêmes mécanismes, les mêmes fonctions, souvent les mêmes bénéficiaires.
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On ne laisse pas l'antisémitisme être instrumentalisé — par personne. Ni par l'extrême-droite qui le pratique, ni par ceux qui crient à l'antisémitisme pour faire taire la critique d'Israël.
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On ne ferme pas les yeux quand ça vient de nos rangs. L'antisémitisme de gauche existe. Il utilise nos mots pour véhiculer de vieux contenus. Le nier, c'est le laisser prospérer.
Sources
Philosophie du langage et mécanismes cognitifs
- Saul, Jennifer (2018). « Dogwhistles, Political Manipulation, and Philosophy of Language ». Oxford Studies in Philosophy of Language.
- Stanley, Jason (2015). How Propaganda Works. Princeton University Press.
- Tirrell, Lynne (2012). « Genocidal Language Games ». In Maitra & McGowan (eds.), Speech and Harm. Oxford University Press.
Théorie critique et signifiants flottants
- Postone, Moishe (1986). « Anti-Semitism and National Socialism ». In Rabinbach & Zipes (eds.), Germans and Jews Since the Holocaust. Holmes & Meier.
- Laclau, Ernesto (2005). La raison populiste. Seuil.
- Žižek, Slavoj (1989). Le sublime objet de l'idéologie. Verso.
Études expérimentales
- Wetts, Rachel & Willer, Robb (2019). « Who Is Called by the Dog Whistle? ». Socius, 5.
- Mendelberg, Tali (2001). The Race Card. Princeton University Press.
Contexte français
- CNCDH (2020-2024). Rapports annuels sur le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.
- Baubérot, Jean (2012). La laïcité falsifiée. La Découverte.
- Hajjat, Abdellali & Mohammed, Marwan (2013). Islamophobie. La Découverte.
- Mots. Les langages du politique (2023). « La République au-delà du slogan ». N° spécial.
Projet Decoding Antisemitism
- Becker, Matthias J. et al. (2021-2024). Rapports discursifs 1-6. TU Berlin / Fondation Alfred Landecker.
Dernière mise à jour : décembre 2025 — Dossier de l'Observatoire Doykayt