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La lutte contre l'antisémitisme dans la tradition juive laïque
« Le peuple de France ne veut pas faire tuer des millions d'hommes, détruire une civilisation pour rendre la vie plus facile aux 100.000 juifs des Sudètes. »
Qui a écrit ça ?
Un fasciste ?
Un militant d'extrême-droite ?
Non.
Un socialiste.
Ludovic Zoretti.
Secrétaire de la fédération SFIO du Calvados.
18 septembre 1938.
Deux jours plus tôt.
Dans Je suis partout — l'hebdomadaire de Robert Brasillach, futur collaborateur fusillé à la Libération :
« Nous comptons que le premier soldat tué au front de 1938 sera un Rabinovitch ou un Rosenfeld. »
— Pierre Gaxotte, 16 septembre 1938
Même argument, même moment, même cible.
Un socialiste et un fasciste, à deux jours d'écart.
Ce parcours raconte comment c'est possible.
Pas une tradition — une tension.
À chaque époque, des gens de gauche ont choisi de combattre l'antisémitisme. D'autres ont choisi de regarder ailleurs — ou pire.
Ce n'était jamais automatique. Ça ne l'est toujours pas.

Jean Jaurès
Paris, décembre 1894.
Alfred Dreyfus, officier juif, vient d'être condamné pour trahison.
Jean Jaurès, député socialiste, ne prend pas sa défense.

Jean Jaurès
Paris, décembre 1894.
Alfred Dreyfus, officier juif, vient d'être condamné pour trahison.
Jean Jaurès, député socialiste, ne prend pas sa défense.
En 1895, Jaurès écrit que l'antisémitisme contient « un véritable esprit révolutionnaire ».
Il n'est pas dreyfusard.
Pas encore.
En 1895, Jaurès écrit que l'antisémitisme contient « un véritable esprit révolutionnaire ».
Il n'est pas dreyfusard.
Pas encore.
Il n'est pas le seul à hésiter.
Jules Guesde, Paul Lafargue : pour eux, défendre un officier bourgeois est une distraction.
Le Parti ouvrier français déclare officiellement sa neutralité.
« Une querelle entre deux factions de la bourgeoisie. »
Il n'est pas le seul à hésiter.
Jules Guesde, Paul Lafargue : pour eux, défendre un officier bourgeois est une distraction.
Le Parti ouvrier français déclare officiellement sa neutralité.
« Une querelle entre deux factions de la bourgeoisie. »
Trois ans passent.
Les preuves contre Dreyfus s'effondrent. Zola publie « J'accuse ».
Jaurès change d'avis.
Trois ans passent.
Les preuves contre Dreyfus s'effondrent. Zola publie « J'accuse ».
Jaurès change d'avis.
« Ce n'est pas servir seulement l'humanité, c'est servir directement la classe ouvrière que de protester contre l'illégalité du procès Dreyfus. »
— Jean Jaurès, Les Preuves, 1898
Jaurès choisit son camp. Ses camarades refusent de le suivre.
Mai 1898 : il perd son siège de député.
La campagne dreyfusarde lui coûte son mandat. L'antisémitisme déchire la droite comme la gauche.
Défendre un Juif innocent était un suicide politique.
À gauche aussi, il a fallu choisir de combattre l'antisémitisme.
Ce n'était pas une évidence.
Pendant que Jaurès monte à la tribune à Paris, à 2 000 km de là, cinq millions de Juifs vivent dans le Yiddishland.
Pendant que Jaurès monte à la tribune à Paris, à 2 000 km de là, cinq millions de Juifs vivent dans le Yiddishland.
Ils n'ont pas le droit d'habiter où ils veulent.
Pas le droit de posséder des terres.
Pas le droit d'aller à l'université au-delà d'un quota.
Ils n'ont pas le droit d'habiter où ils veulent.
Pas le droit de posséder des terres.
Pas le droit d'aller à l'université au-delà d'un quota.
Onze millions de personnes parlent yiddish.
Pas une langue de ghetto. Une civilisation.
Des journaux. Des théâtres. Des écoles. Des partis politiques.
Onze millions de personnes parlent yiddish.
Pas une langue de ghetto. Une civilisation.
Des journaux. Des théâtres. Des écoles. Des partis politiques.
Et régulièrement, des pogroms.
Odessa. Kiev. Kichinev. Białystok. Jitomir. Proskourov. Lviv.
La liste s'allonge.
Entre 1881 et 1921 : plus de cent mille morts. Des millions de réfugiés.
Chaque famille a perdu quelqu'un.
Un père. Une sœur. Une maison.
La question n'est jamais « si » — toujours « quand ».
Face à ça, une question se pose :
Faut-il partir ?
Certains disent oui.
Construire un État ailleurs. Émigrer en Palestine.
C'est le sionisme — fondé la même année, 1897.
D'autres disent non.

Vladimir Medem, théoricien du Bund
Vilna, 7 octobre 1897.
Dans un grenier, treize personnes fondent le Bund.
L'Union générale des travailleurs juifs.

Vladimir Medem, théoricien du Bund
Vilna, 7 octobre 1897.
Dans un grenier, treize personnes fondent le Bund.
L'Union générale des travailleurs juifs.
Leur idée : on ne part pas. On se bat ici.
Pour nos droits. En yiddish. En solidarité avec tous les opprimés.
Vilna, 7 octobre 1897
13 délégués fondent le Bund
Leur idée : on ne part pas. On se bat ici.
Pour nos droits. En yiddish. En solidarité avec tous les opprimés.
Le Bund est socialiste, internationaliste, et attaché à la langue yiddish et la culture juive.
S'émanciper du capitalisme avec tous les prolétaires, et de l'antisémitisme qui les oppresse.
Deux visages d'une même violence : celle qui exploite injustement, celle qui accuse à tort.
Vilna, 7 octobre 1897
13 délégués fondent le Bund
Le Bund est socialiste, internationaliste, et attaché à la langue yiddish et la culture juive.
S'émanciper du capitalisme avec tous les prolétaires, et de l'antisémitisme qui les oppresse.
Deux visages d'une même violence : celle qui exploite injustement, celle qui accuse à tort.
En yiddish, ça donne trois mots.
doykayt
« ici-même »
En yiddish, ça donne trois mots.
Ils rassemblent tout ça en un seul mot.
Littéralement : « ici-même ».
doykayt
« cultiver l'ici »
Ils rassemblent tout ça en un seul mot.
Littéralement : « ici-même ».
C'est l'idée qu'on peut cultiver une culture, une langue, une dignité — sans avoir besoin d'un territoire à soi.
A condition de lutter avec et pour la dignité de l'humanité toute entière.
C'est assumer et chérir sa culture sans s'y enfermer... pour peu qu'on nous le permette.
doykayt
« cultiver l'ici »
C'est l'idée qu'on peut cultiver une culture, une langue, une dignité — sans avoir besoin d'un territoire à soi.
A condition de lutter avec et pour la dignité de l'humanité toute entière.
C'est assumer et chérir sa culture sans s'y enfermer... pour peu qu'on nous le permette.
Le Bund grandit. En Pologne, en Lituanie, en Russie.
Des centaines de milliers de membres. Des écoles, des journaux, des syndicats.
Une réponse collective à la question : comment vivre juif ici ?
Vilna, 7 octobre 1897
13 délégués fondent le Bund
Le Bund grandit. En Pologne, en Lituanie, en Russie.
Des centaines de milliers de membres. Des écoles, des journaux, des syndicats.
Une réponse collective à la question : comment vivre juif ici ?
Deux hommes incarnent ce mouvement.
Henryk Erlich. Viktor Alter.
Dirigeants du Bund polonais. Socialistes. Juifs.
Toute leur vie, ils ont défendu la doykayt.

Henryk Erlich & Viktor Alter
Dirigeants du Bund polonais
Henryk Erlich. Viktor Alter.
Dirigeants du Bund polonais. Socialistes. Juifs.
Toute leur vie, ils ont défendu la doykayt.
En 1939, les nazis envahissent la Pologne.
Erlich et Alter fuient vers l'est. Vers l'URSS.
Ils pensent y trouver refuge.

Henryk Erlich & Viktor Alter
Dirigeants du Bund polonais
En 1939, les nazis envahissent la Pologne.
Erlich et Alter fuient vers l'est. Vers l'URSS.
Ils pensent y trouver refuge.
L'URSS vient de signer un pacte avec Hitler.
Erlich et Alter sont arrêtés par le NKVD.
Accusation : « agents du fascisme ».

Henryk Erlich & Viktor Alter
Dirigeants du Bund polonais
L'URSS vient de signer un pacte avec Hitler.
Erlich et Alter sont arrêtés par le NKVD.
Accusation : « agents du fascisme ».
Deux socialistes juifs.
Accusés de collaborer avec les nazis.
Par des communistes.

Henryk Erlich & Viktor Alter
Dirigeants du Bund polonais
Deux socialistes juifs.
Accusés de collaborer avec les nazis.
Par des communistes.
Erlich meurt en mai 1942. Alter en février 1943.
L'annonce de leur exécution n'est faite qu'après Stalingrad — quand l'URSS n'a plus besoin de ménager l'opinion juive internationale.

Henryk Erlich & Viktor Alter
† 1942 — † 1943
Erlich meurt en mai 1942. Alter en février 1943.
L'annonce de leur exécution n'est faite qu'après Stalingrad — quand l'URSS n'a plus besoin de ménager l'opinion juive internationale.
Ils n'ont été tués ni malgré leur socialisme, ni malgré leur judéité.
Ils ont été tués pour les deux.
Par un régime qui se disait de gauche.
La doykayt — l'idée qu'on pouvait être juif et se battre ici — venait de perdre deux de ses plus grands défenseurs.
Et ce n'était pas fini.
Ce n'était pas un accident.
C'était une destruction planifiée.

Solomon Mikhoels, 1936
1948 : Solomon Mikhoels, le plus grand acteur yiddish soviétique, est assassiné sur ordre de Staline. Maquillé en accident de voiture.
1948-1953 : campagne contre les « cosmopolites sans racines » — euphémisme officiel pour « Juifs ».

Solomon Mikhoels, 1936
1948 : Solomon Mikhoels, le plus grand acteur yiddish soviétique, est assassiné sur ordre de Staline. Maquillé en accident de voiture.
1948-1953 : campagne contre les « cosmopolites sans racines » — euphémisme officiel pour « Juifs ».

Peretz Markish, dernière photo connue, prison, 1949
12 août 1952. Moscou. Prison de la Loubianka.
Treize intellectuels juifs sont fusillés dans la nuit.
Parmi eux : Peretz Markish, David Bergelson, Itzik Fefer — les plus grands écrivains yiddish soviétiques.
On appelle ça la Nuit des poètes assassinés.

Peretz Markish, dernière photo connue, prison, 1949
12 août 1952. Moscou. Prison de la Loubianka.
Treize intellectuels juifs sont fusillés dans la nuit.
Parmi eux : Peretz Markish, David Bergelson, Itzik Fefer — les plus grands écrivains yiddish soviétiques.
On appelle ça la Nuit des poètes assassinés.
Avec eux, c'est une littérature entière qu'on exécute.
Le Yiddishland soviétique — ce qui avait survécu aux nazis — est liquidé.
Les journaux fermés. Les théâtres dissous. Les écoles yiddish supprimées.
« La langue yiddish est devenue la langue d'une minorité dispersée en voie de disparition. »
— Rapport du Parlement européen, 12 février 1996
Et en France ?
1938. Zoretti accuse Blum de vouloir « faire tuer des millions d'hommes pour les Juifs ».
Il sera suspendu du parti. Temporairement.
En 1941, il rejoint le RNP de Marcel Déat. Collaborationniste.
Paul Faure, secrétaire général de la SFIO, dit en privé que Blum « nous aurait fait tuer pour les Juifs ».
En 1940, il vote les pleins pouvoirs à Pétain.
L'historien Simon Epstein a étudié ces trajectoires.
Son constat : beaucoup de dreyfusards de 1898 se retrouvent dans la Collaboration quarante ans plus tard.
Et beaucoup d'antidreyfusards dans la Résistance.
Ce n'est pas la gauche ou la droite qui fait le tri.
C'est le choix. À chaque époque, le même choix.
Il y a autre chose que ces histoires ont en commun.
À chaque génération, des Juifs sont venus en France en croyant que cette fois, c'était fini.
Que l'antisémitisme était derrière eux.
À chaque génération, des Juifs sont venus en France en croyant que cette fois, c'était fini.
Que l'antisémitisme était derrière eux.
1791 : la France émancipe ses Juifs. Première nation d'Europe à le faire.
Expression yiddish : « Heureux comme Dieu en France. »
1894 : l'Affaire Dreyfus.
1940 : Vichy. 75 000 Juifs français déportés.
1791 : la France émancipe ses Juifs. Première nation d'Europe à le faire.
Expression yiddish : « Heureux comme Dieu en France. »
1894 : l'Affaire Dreyfus.
1940 : Vichy. 75 000 Juifs français déportés.
Et après chaque catastrophe, le même espoir : cette fois, c'est vraiment fini.
Les parents de Marcel Rayman ont fui les pogroms de Pologne pour la France.
Ils pensaient que leurs enfants seraient en sécurité.
Paris, février 1944.
Les nazis placardent 15 000 exemplaires d'une affiche dans Paris.
Dix visages. Dix « terroristes ».
« L'Armée du crime », dit l'affiche.

L'Affiche rouge
Février 1944 — Marcel Rayman, fusillé au Mont-Valérien
Paris, février 1944.
Les nazis placardent 15 000 exemplaires d'une affiche dans Paris.
Dix visages. Dix « terroristes ».
« L'Armée du crime », dit l'affiche.
Marcel Rayman.
Né à Varsovie en 1923. Arrivé à Paris enfant.
Son père est raflé en août 1941. Déporté à Auschwitz. Gazé.
Marcel a 18 ans. Il entre dans la Résistance.

L'Affiche rouge
Février 1944 — Marcel Rayman, fusillé au Mont-Valérien
Marcel Rayman.
Né à Varsovie en 1923. Arrivé à Paris enfant.
Son père est raflé en août 1941. Déporté à Auschwitz. Gazé.
Marcel a 18 ans. Il entre dans la Résistance.
Septembre 1943 : Rayman participe à l'assassinat du SS Julius Ritter, responsable du travail forcé en France.
Novembre 1943 : il est arrêté.
Sa mère sera raflée le lendemain. Déportée. Gazée à l'arrivée.

L'Affiche rouge
Février 1944 — Marcel Rayman, fusillé au Mont-Valérien
Septembre 1943 : Rayman participe à l'assassinat du SS Julius Ritter, responsable du travail forcé en France.
Novembre 1943 : il est arrêté.
Sa mère sera raflée le lendemain. Déportée. Gazée à l'arrivée.
21 février 1944. 15h40.
Marcel Rayman est fusillé au Mont-Valérien.
Il avait 20 ans.

L'Affiche rouge
Février 1944 — Marcel Rayman, fusillé au Mont-Valérien
21 février 1944. 15h40.
Marcel Rayman est fusillé au Mont-Valérien.
Il avait 20 ans.
Les nazis voulaient que cette affiche fasse peur.
Regardez ces étrangers, ces Juifs, qui menacent la France.
Le contraire s'est produit.
Des mains anonymes ont déposé des fleurs sous les affiches.
Quelqu'un a écrit MARTYRS.
21 février 2024.
80 ans plus tard, jour pour jour.
Missak Manouchian entre au Panthéon.
Les « étrangers » sont devenus des héros français.
Et pourtant, ça n'a jamais suffi.
Trois histoires : un dreyfusard qui a dû vaincre ses propres préjugés, des bundistes assassinés par Staline, un résistant de 20 ans fusillé dont les parents ont été gazés.
1898
Dreyfus
1941
Bund
1944
Résistance
Trois histoires : un dreyfusard qui a dû vaincre ses propres préjugés, des bundistes assassinés par Staline, un résistant de 20 ans fusillé dont les parents ont été gazés.
À chaque époque, des gens de gauche ont combattu l'antisémitisme.
À chaque époque, d'autres ont regardé ailleurs. Ou pire.
1898
Dreyfus
1941
Bund
1944
Résistance
À chaque époque, des gens de gauche ont combattu l'antisémitisme.
À chaque époque, d'autres ont regardé ailleurs. Ou pire.
Doykayt.
C'est le nom qu'on a choisi.
doykayt
« cultiver l'ici »
Doykayt.
C'est le nom qu'on a choisi.
Erlich et Alter croyaient qu'on pouvait être juif et socialiste, et se battre ici-même.
Ils ont été tués par des gens de leur propre camp.
דאָיקײַט
ici
Erlich et Alter croyaient qu'on pouvait être juif et socialiste, et se battre ici-même.
Ils ont été tués par des gens de leur propre camp.
On ne raconte pas ça pour faire la leçon.
On raconte ça parce que c'est notre histoire. Et qu'elle n'est pas finie.
דאָיקײַט
ici
On ne raconte pas ça pour faire la leçon.
On raconte ça parce que c'est notre histoire. Et qu'elle n'est pas finie.
En France, aujourd'hui, on peut se faire tuer parce qu'on est juif.
Ça arrive — pas dans les années 40, maintenant.
דאָיקײַט
ici
En France, aujourd'hui, on peut se faire tuer parce qu'on est juif.
Ça arrive — pas dans les années 40, maintenant.
On ne demande pas de comparer les souffrances.
On dit juste qu'on est de moins en moins nombreux à pouvoir compter sur notre propre camp.
Et ça, c'est nouveau.
דאָיקײַט
ici
On ne demande pas de comparer les souffrances.
On dit juste qu'on est de moins en moins nombreux à pouvoir compter sur notre propre camp.
Et ça, c'est nouveau.
On connaît l'argument.
« L'antisémitisme, c'est pas vraiment de gauche. »
« C'est un problème de droite. »
« Et puis avec ce qui se passe là-bas... »
On l'entend souvent. De plus en plus souvent.
דאָיקײַט
ici
On connaît l'argument.
« L'antisémitisme, c'est pas vraiment de gauche. »
« C'est un problème de droite. »
« Et puis avec ce qui se passe là-bas... »
On l'entend souvent. De plus en plus souvent.
Zoretti aussi trouvait que ce n'était pas le bon moment.
Que les Juifs exagéraient.
Qu'il y avait d'autres urgences.
דאָיקײַט
ici
Zoretti aussi trouvait que ce n'était pas le bon moment.
Que les Juifs exagéraient.
Qu'il y avait d'autres urgences.
Jaurès a mis quatre ans à choisir de défendre Dreyfus.
Et il a payé quatre ans hors du Parlement.
Mais il a choisi.
דאָיקײַט
ici
Jaurès a mis quatre ans à choisir de défendre Dreyfus.
Et il a payé quatre ans hors du Parlement.
Mais il a choisi.
Doykayt, ça veut dire qu'on peut cultiver une culture, une mémoire, une dignité — ici-même.
On est toujours là.
La question, c'est : qui d'autre ?
Pour aller plus loin :
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