“Beaufs et Barbares”
Acteur(s)
Verbatim
« Beaufs et barbares »
Description
Page éditeur (La Fabrique) présentant le livre (date, résumé, ISBN, liens presse). Pas de passage antisémite dans l’extrait visible sur la page consultée.
Contenu
[…] l’Union européenne. C’est elle qui déracine les classes populaires blanches, qui les prive de leur destin notamment par l’érosion continue de leur souveraineté et de leur pouvoir de décision.
Le voilà l’ennemi commun : l’Union européenne ! Si tel est le cas, le seul lieu de repli acceptable pour le plus grand nombre est, contre toute attente, l’État-nation. Et si le caractère international des classes subalternes est l’horizon indépassable, elles doivent d’abord pouvoir se re-nationaliser puis se ré-enraciner pour se rapprocher des instances de pouvoir et recréer les conditions d’une hégémonie populaire.
[…]
Pour défaire la mécanique soralienne (certes déjà dépassée comme phénomène médiatique mais loin d’être enrayée comme réalité sociale), il faut, si je puis me permettre un écart sentimental, éprouver une certaine tendresse pour « ces gens-là ». Suffisamment pour accepter de patauger dans la boue avec eux et de se salir les mains. Or, aucun logiciel du champ politique de gauche n’est aujourd’hui programmé pour comprendre puis combattre efficacement ces affects dans leur grande ambivalence et leur apparente homogénéité : le besoin de nation et de virilité.
“Beaufs et Barbares”, 2023, page 136
“La France authentique est la France du terroir, la France qui tient à ses traditions et à son identité contre la France des grandes métropoles, mondialisée et cosmopolite.”[…]
Soral a fait autre chose d’encore plus remarquable.[…] il a éprouvé le désert culturel des siens
“Beaufs et Barbares”, 2023, pages 139-140
“Reste, indétrônable, l’institution étatique la plus généralisée, la plus ancrée dans les consciences mais la plus honnie de nous : l’État-nation. Et pourquoi ne pas le réenvisager après tout ? Il n’a plus le monopole de l’autorité politique mais il reste la matrice ultime des équilibres sociaux. N’est-il pas le cadre-refuge qui fait la fortune du RN et qui attire à lui une partie du prolétariat blanc ? Le cadre, qui, abstraction faite des régionalistes et des internationalistes (très minoritaires), incarne le plus et le mieux la dignité blanche ? N’est-ce pas à partir de ce référent qu’on pourrait et même qu’on devrait imaginer faire concurrence à l’extrême droite”
“Beaufs et Barbares”, 2023, pages 142
“le retour à l’État-nation doit aussi être envisagé comme un moment de cette utopie, voire comme sa condition”
“Beaufs et Barbares”, 2023, pages 144
Contexte(s)(survolez pour plus d'infos)
Ajouté le 11 mars 2025
Mis à jour le 4 février 2026