Visuel inspiré d'une affiche électorale du Bund, 1918, Kiev
Visuel inspiré d'une affiche électorale du Bund, 1918, Kiev
Culture••Collectif Doykayt

Bienvenue chez vous, et réciproquement.

Premier billet du collectif Doykayt : défendre la vie juive ici, poursuivre les solidarités du Bund et faire vivre la culture yiddish.

#introduction#doykayt#yiddish
Par Collectif Doykayt

Ici ? Comme si c’était une question !

Selon toutes probabilités, elle vous semble absurde, grotesque, hors de propos. Et si c’est le cas, on est bien partis pour être copain.e.s ! Du coup on veut vous expliquer.

Doykayt (ou doikayt, doïkayt, bref דאָיִקײַט) est un mot yiddish qui signifie quelque chose comme l’ici-té, l’être là. Vivre en minorité, c’est souvent devoir justifier son existence. Une langue, une culture ou des solidarités communes suffisent à nourrir des soupçons de communautarisme et de déloyauté. De notre côté, nous connaissons surtout la peur des agressions, de l’exclusion et des persécutions.

En développant l’idée d’une émancipation nationalitaire, le droit des minorités à exister culturellement sans avoir à disparaître, le Bund et ses penseurs ont espéré l’avènement de sociétés égalitaires où la minorité n’aurait pas à craindre pour sa sûreté, sans que le ripolinage assimilationniste soit une nécessité. On a choisi ce nom pour continuer ce projet : vivre une culture juive qui participe aux luttes, aux débats et aux plaisirs de son époque.

Pourquoi ce journal ?

On veut raconter la culture yiddish et l’histoire juive, transmettre ce qu’on y découvre et discuter de ce qu’elles nous apprennent sur le présent.

On y publiera :

  • Des analyses sur l’actualité culturelle et politique
  • Des réflexions sur l’histoire juive et ses résonances contemporaines
  • Des opinions assumées sur les débats qui traversent notre société
  • Des découvertes culturelles : livres, spectacles, archives

L’esprit Doykayt

Le Bund, mouvement ouvrier juif dont s’inspire notre nom, portait une idée révolutionnaire : celle d’une culture juive séculière, ancrée dans les luttes sociales de son temps. La doykayt affirme ce choix : vivre en Juifs ici, sans devoir chercher ailleurs le droit d’exister.

Ce qu’on sait, c’est qu’on s’en prend plein la figure. Qu’on se fait taxer de génocidaires ou de paranoïaques par les instrumentistes professionnels du quotidien. Et qu’on préfère dire des trucs rigolos ici, plutôt qu’avoir à les dire ailleurs.

À bientôt.

Le collectif Doykayt, Noël 2025